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Azur Plongée, la Madrague

St Cyr sur Mer, avril 2008

          Le presque rituel stage de plongée des vacances de Pâques, cette année, se passe à St Cyr sur Mer , chez Azur Plongée , au port de la Madrague.
          Le port est tout petit. Il n'y a qu'une seule structure de plongée. C'est donc facile à trouver. Nous arrivons avant tout le monde. C'est Nasser , un stagiaire BEES1 qui nous accueille.

          Première mission : s'équiper. Pour la première plongée, il faut s'accaparer chacun ses outils : bouteille, stab, détendeur. Le reste est en général de l'équipement personnel.

Chargement du bateau. fum0062

Le bateau

          L'embarcation est un zodiac tout neuf. Les équipements ne sont pas encore tous en place. Mais, on fera avec.
          Les blocs sont attachés sur la rampe centrale, bien serrés pour pouvoir les aligner tous. On peut en mettre jusqu'à 28. Cela se passe bien, mais pas la première fois : il faut s'habituer à serrer le matériel, bien l'arrimer, bien équilibrer le bateau, etc. Cela s'apprend vite.
          Les ceintures de plomb sont posées dans des sacs à provision en plastique. Ca, cela va changer : Joël attend les caisses spéciales qui sont destinées à assurer le rangement.


Chargement du bateau. fum0063
          Le centre de plongée dispose d'un deuxième bateau, plus petit. Il ne compte que 19 places. il sera utilisé pendant le stage.
          Joël emmène les gens des Pataploufs et ses autres clients. Il faut donc embarquer trop de monde pour un seul esquif.




L'embarquement. fum0080

L'embarquement

          Après avoir posé les blocs équipés, la besogne est de poser les plongeurs.
          - Regrouper les palanquées ;
          - Regrouper les blocs et les palanquées ...

          Pas aussi facile qu'il n'y paraît. Discipline oblige !
          Mais, avec le temps, on y arrivera. Encore deux ou trois stages !


L'embarquement. fum0084
          La preuve ! Ca y est presque.


          La première plongée du dimanche s'est passée sous un temps encore acceptable. La mer était toute remuée, autant que nous à l'apprentissage du bateau. La visibilité était médiocre. Mais, Joël avait su nous choisir un spot à moins d'un mille du port : le Gibus.
          Ce spot servira pour la plongée de nuit de jeudi et la plongée dérivante de vendredi après midi : une arrête de rochers qui forme un double chemin, en prolongement du petit cap, au sud du port.


L'approche du site

          Ca y est. Tout le monde est en place. Nous passons la jetée et c'est le (grand) large : la houle apparaît, plus ou moins cassante. De grands splatchs en grands splatchs, le bateau trace sa route à toutes vibrures.
          Chacun prépare sa concentration comme un athlète (peut-être pas, quand-même !), soit en épiant les autres ...
Avant la plongée. fum0074


          ... soit dans des postures d'introspection olympique !
          Non, j'invente. C'est pour raconter des choses.

          Les plongées du deuxième jour se sont passées complètement dans l'eau douce : celle que les nuages déversaient allègrement sur nos combinaisons mouillées. Mais, heureusement que la nature est bien faite : la pluie avait cassé la houle et le bateau était nettement plus confortable, d'un confort spartiate, mais confortable quand-même.
Concentration... fum0077


          Le bateau tape. On se tient à tout ce qui peut donner bonne conscience ...


          Le troisième jour n'a pas été un jour faste. Si la première plongée du matin s'est bien déroulée, le trajet vers le spot de la deuxième plongée n'est pas arrivé : un énorme bout de plastique est passé dans l'hélice et nous sommes rentrés à pied. Pardon : en petite vitesse. Le moteur a été réparé en quelques minutes, mais comme la mer était forte, trop forte pous nous, Joël a préféré annuler la sortie de l'après midi.
On s'agrippe. fum0088


          ... ou on frime comme un vieux loup de mer : chapeau colonial et tout et tout !

          Mercredi, le temps était revenu au beau. La mer s'étant calmée, les matières en suspension avaient en partie disparu. Les plongées furent donc plus belles que les premières, au plaisir de tous.
On frime ! fum0089


L'équipement. fum0093

La mise à l'eau

          Equipement en place ! Oui, mais ce n'est pas aussi facile ! Et plouf (Non ! Pas taplouf, plouf) .
          Autour du ventre : 4 à 8 kg de plomb pour compenser la bouée qu'est la combinaison.
          Sur le dos, un bloc et la stab : entre 18 et 23 kg. Plus la lampe, le parachute, etc.

          On pourrait lancer tout l'équipement et s'équiper les pieds dans l'eau. Mais, à nos âges, c'est bien quand une petite main aide à la tâche. Merci, mademoiselle !


          Depuis notre arrivée, si l'eau s'est éclaircie, elle s'est aussi réchauffée un peu. Elle est passée de 13 petits degrés à 14 - 15. Même si c'est relativement peu, c'est appréciable. D'autant que la fatigue qui commence à se sentir fait qu'on supporte moins bien le froid.
          Les conditions permettent de visiter de beaux sites : la grotte de la vierge, par exemple, avec passage de tunel et surplombs remplis de bestioles : chapons, rascasses, pieuvres, seiche (on n'en a vu qu'une !).



Fin de plongée. fum0091

Fin de plongée

          Voilà ! la plongée est terminée. Y a pu ka ramasser ceux qui ressortent. Heureusement pour nous, tout le monde est ressorti.


          Après une rencontre de 40 à 50 mn avec les habitants du dessous, nous attendons chacun notre tour pour retrouver le plancher ferme du bateau.
          Mais, les roulis et tangages du frêle esquif, le bercement langoureux de la houle sous l'eau, nombreux sont ceux qui rêvent en planant la nuit venue, assez pour s'accrocher aux murs pour ne pas tomber, surtout en marchant dans le noir pour ne réveiller personne en allant faire pipi.


Debriefing. fum0066

Debreifing

          Tout le monde est rentré. Mais, on n'est pas là pour s'amuser. Les formations de passage de niveau II font le point sur l'exercice. Traduire : Eric bavarde, comme d'habitude.
          Si, si ! Il est très sérieux quand il s'agit de plongée et de sécurité de plongée.

          Les élèves ont exécuté avec plus ou moins de brio des actions telles la remontée PA ou le lâché de parachute.
          (Note : Remontée PA : remontée personne assistée : tout niveau II minimum doit savoir remonter un coéquipier du fond en cas d'accident ou d'incident. Exemple : sur une fuite du gilet de Murielle, nous l'avons remontée comme si.)



Les Babyploufs

          Particularité du club des Pataploufs : l'existence d'une section enfants : une multitude de ces Babyploufs a profité du séjour pour aller barbotter dans la grande mare.

Les Babyploufs. fum0085


La sirène des Pataploufs

          Comme le Mississipipi, nous avous aussi notre sirène.
La sirène des Pataploufs. fum0096


Un barbouze

          Déguisement or not déguisement ? Un accoutrement de plongée, ça vous change un homme ! Un vrai ! (Merci, Michel)
Un barbouze. fum0073


Notre staff

          Monsieur le Président et Madame la Trésorière.
          Tout le club résumé !

          Pour l'heure, ils sont les moniteurs. Le barbouze aussi.



Le Staff. fum0083


Le retour

          Soit on fait le point des articles perdus, soit on ne demande qu'à renconter Morphée !
          S'il vous plaît ! laissez-les dormir. Merci

Le retour. fum0099 Le retour II. fum0098


Le directeur de plongée

          Les plongées se passent toujours sous la responsabilité d'un Directeur de Plongée.
          Ici, c'est Joël , le patron d'Azur Plongée .


          On ne voit que les lunettes, mais, comme c'est son signe de reconnaissance, vous le retrouverez toujours à la Madrague.

          Site internet : http://www.azurplongee.com

          NDLR : autre moyen de reconnaissance de Joël : il arpente très souvent le ponton avec un Vermorel dans le dos. Pourtant, s'il y a une véronique, il n'y a guere de roses dans le quartier. A moins que cela ne soit pas un pulvérisateur ? Ah oui, il parait que cela s'appelle un recycleur !
Le chef de bande. fum0069

La carte des plongées

          La carte des plongées est à l'initiative de Michel. C'est un fond de catre issu de Google earth. Les spots sont portés de mémoire à quelques mètres près. Les plongées du matin ont été notées suivant les informations de Gilbert.

          Pour visiter la carte, cliquer ici.

Incident de plongée

          Dernier matin de plongée. Joël emmène la bande de plongeurs sur un haut fond très sympa en bordure de baie, juste en face du port de la Madrague. Comme la bande est trop nombreuse, deux bateaux sont partis. Voyage sans histoire. Plongées agréables pour tout le monde. Etc, etc.
          Les zodiacs sont amarés à la remorque l'un de l'autre, reliés par une ficelle de 5 mm de diamètre. La remorque a une longueur d'une dizaine de mètres. Ils évitent l'un et l'autre paresseusement bercés par le petit clapot. Tout est parfait. Pavillons de plongée hissés, drapeau blanc et bleu réglementaire, sur chacun.

          Chaque palanquée remonte au parachute. Un parachute, c'est un espèce de boudin rouge de 10 cm de diamètre et qui sort de l'eau de presque un mètre. Par temps clair, ce qui est le cas, le parachute est visible à l'infini. Au bout de la ficelle du parachute, à 3 mètres sous le niveau, les membres de la palanquée attendent le délais réglementaire du pallier pour faire surface, décompression oblige. Tout va bien à bord des palanquées.Tout va bien à bord des bateaux : les guetteurs surveillent les sorties de l'eau qui se font bien sous le vent. Les bateaux ont été détachés pour pouvoir aller d'un parachute à l'autre pour récupérer les plongeurs. Les embarcations sont maintenant à environ 50 à 80 mètres l'une de l'autre. Il reste encore deux ou trois équipes sous l'eau. Et ...

          Un voilier habitable de 10 mètres, peut-être plus, passe entre nos deux bateaux !

          Le skipper du voilier, capitaine (peut-on l'appeler ainsi ?) responsable de l'embarcation choisit délibérément d'enfeindre le réglement maritime : il est interdit de circuler à moins de 100 mètres d'un bateau de plongée arborant le pavillon alpha.

          Réflexion faite. Je me demande s'il avait tord ou pas : il n'y avait pas UN bateau de plongée. Il y en avait DEUX . Alors, le règlement ne s'applique-t-il pas dans ce cas ? Nous remercions la gendarmerie maritime de nous donner la réponse à cette énigme. Ces derniers étaient sur le spot de plongée à notre arrivée. Dommage qu'ils n'étaient pas là à notre sortie de l'eau. Nous aurions eu la réponse immédiatement, au grand plaisir du capitaine du voilier.
          Il est aussi bon de rappeler que sur l'eau, dans un rayon d'un km, il n'y avait que nos deux bateaux. Pas d'embarcations légères type planche à voile ou autre, pas un pêcheur, rien. J'oubliais de dire aussi que le voilier était en route au moteur. Il n'avait donc même pas à manoeuvrer pour changer sa route.
          Pour aller du palier à niveau -3m au niveau zéro, un plongeur doit mettre 30 secondes minimum. Calme... calme... Croiser une quille de voilier à ce moment là, cela doit être très rigolo, surtout pour le voilier qui marche à 8 ou 10 noeuds !

          Messieurs qui frimez sur des voiliers, vous qui gueulez comme des veaux quand un plus gros bateau que vous vous ignore, même s'il travaille, lui alors que vous vous promenez, sachez que vous n'êtes pas seuls fragiles en mer. Et que si un bateau à la cape ou au mouillage arbore un pavillon dit alpha, c'est qu'il y a quelqu'un dans l'eau. Alors, passez votre chemin le plus loin possible.

          J'espère que c'est dans le sport de la voile comme dans tous les sports : 3% de connards font 97% des conneries. Le bateau que nous avons rencontré ce matin là faisait manifestement partie des 3% !

          ... Ca y est : je sais pourquoi : nous sommes à la plongée n° 9 sur la carte. Le voilier, venant probablement de la Ciota, va au port de St Cyr, à 500 mètres de nous. C'est tout droit ! Le vieux loup de mer qui le conduit devait avoir peur de s'éloigner du rivage ou il ne savait pas tourner. Ou le fuel est trop cher, ces temps-ci. Surtout pour un voilier ! C'est pas parce qu'il y a plein de ficelles sur ce type de bateau qu'on sait s'en servir. Alors, avec un moteur, c'est plus facile. Vous comprenez ?

Conclusions du séjour.

          Si le temps plus que maussade du début a gâché un peu le séjour, les derniers jours ont effacé le handicap.

          Les objectifs de chacun étaient différents : certains voulaient passer des épreuves de niveau. Pour d'autres, c'était des objectifs de plongées d'exploration. Pour ma part, j'ai fait 10 plongées en autonomie qui se sont bien passées. Merci à mes coéquipières et mes coéquipiers.

          Les conditions de plongées n'étaient pas le luxe de l'Egypte. Mais plutôt l'esprit sport en autonomie : ce qui est moins aristocratique, mais plus formateur. Le matériel d' Azur Plongée est neuf et en très bon état. Le capitaine est sérieux et malgré tout sympa. L'eau n'était pas très chaude, mais on a le droit de revenir quand elle le sera. La visibilité dans l'eau était décevante les premiers jours. Mais, la fin du séjour a aussi rattrapé l'ambiance.
          Nous avons plongé sur des spots variés, compte tenu des conditions à remplir : niveaux différents, enfants, etc, etc. Il y a eu de bonnes plongées pour tout le monde. Dans le contexte, l'objectif était de faire des plongées d'abord techniques.
          On a fait connaissance avec de nouveaux amis, tel Maurice qui ne plonge qu'avec deux bouteilles pour lui tout seul. C'est un problème de taille !
          J'espère que les locaux gardent aussi un souvenir favorable des Pataploufs.

          Au plaisir de revoir l'équipe.
La baie de la Ciota. fud0072

Crédits

          Le stage des Pataploufs est librement interprété par Michel sur les images de Pierre

          La chronologie des images n'est pas respectée. Celles-ci ont été utilisées pour répondre aux critères du générique.

          Pour se procurer ces images, demander le CD lisible sur n'importe quel navigateur internet de n'importe quel ordinateur.




 
Ecrit et composé avec GenPh© -CopyrightDepot.com 00035368- V 2.010-5601-MMag du 26/12/2006

  Dernière modification : 21/07/2012