Respirer en plongée
Sous-titre du Thème
|
L'homme peut faire beaucoup de choses dans l'eau. Mais,
il ne sait pas y respirer
!
Evidence !!!
Oui, mais ...
...le moyen est limité !
Depuis le baptême de plongée, on utilise un scaphandre composé :
- d'une bouteille,
- avec sa robinetterie,
- d'un détendeur,
- d'accessoires divers.
|
Si on n'a pas peur de mettre la tête dans l'eau, un plaisir au bord de la mer est d'aller voir ce qu'il y a
en-dessous.
Mais, ça pique les yeux et on ne voit pas grand-chose. Et, surtout : cela ne dure pas longtemps. Le temps de compter jusqu'à 10. Peut-être 20. Et après ?
Après ? On achète
« un masque et un tuba »
. Quelques hésitations, le temps de prendre ses marques et on fait un petit tour qui émerveille : il y avait autant de choses à voir ? Et on l'ignorait totalement ?
On s'enhardit. On va de plus en plus profond. On atteint quelques mètres, peut-être 2. Peut-être 3. Mais, c'est si beau
plus loin, plus bas.
Alors, on se laisse tenter pour descendre avec un auxiliaire de respiration :
le scaphandre.
Mais, il reste des questions :
- Qu'il a-t-il dans la bouteille ?
- Comment respire-t-on sous l'eau ?
- La profondeur de la plongée influe-t-elle sur la respiration ?
- Y a-t-il des problèmes à descendre ?
- Y a-t-il des problèmes à remonter ?
- Qu'est-ce qui se passe si on lâche le tuyau ?
|
Qu'il a-t-il dans la bouteille ?
|
A notre niveau de plongeur débutant, la réponse est très simple :
de l'air
Tout simplement ! Comme dans n'importe quelle roue d'automobile.
A ceci près que :
- C'est très désagréable de respirer de l'air qui sent le pneu ou l'huile de vidange.
L'air d'une bouteille est purifié et deshydraté.
- Si on met 2 fois plus d'air dans une roue par rapport au volume de la chambre, dans une bouteille, on y en met
100 fois plus !
Une roue est gonflée à 2 bars, une bouteille à 200 bars.
- Le moyen de gonffler est le même : un compresseur !
Pendant les exercices de plongée, on apprend à manipuler les bouteilles :
- Ne jamais laisser une bouteille debout toute seule !
- Eviter de les cogner
- Eviter de les laisser tomber sur les orteilles du voisin !
|
|
Comment respire-t-on sous l'eau ?
|
Deux réponses :
1 - Comme dans l'air : avec ses poumons, son nez et sa bouche.
2 - Pas tout à fait comme dans l'air :
-
le nez
est pris dans un masque étanche (ou presque) : on ne peut donc pas respirer par le nez.
-
la bouche
est obstruée par un embout de détendeur : il faut prendre l'habitude de respirer avec ce truc dans la bouche
-
les poumons :
c'est un peu plus compliqué :
1- Dans l'air :
Les muscles des côtes et le diaphragme font grossir la cage thoracique : les poumons se remplissent par «appel d'air». C'est l'inspiration.
Ensuite, les muscles se relâchent. Leur poids, le poids des côtes, etc «retombent», ce qui comprime les poumons. C'est l'expiration.
2- Dans l'eau :
Les muscles et le diaphragme jouent toujours d ela même façon : donc pas de problème pour l'inspiration.
Mais, en milieu d'apesanteur, le poids des muscles et des côtes n'agissent plus. Il faut forcer l'expiration.
|
Conclusions :
La respiration dans l'eau s'apprend ! C'est même l'apprentissage le plus important de la plongée :
la plongée n'est qu'une histoire de respiration !
-
Le nez :
le masque est «presque étanche». Donc, s'il prend l'eau, il faut savoir le vider. C'est très simple : il suffit de souffler dedans? Naturellement, avec le nez !
-
La bouche :
l'embout du détendeur est pris entre les lèvres et les dents. Inutile de le mordre comme un mauvais bifteack ! Mais, si , par hasard, on le perd, il faut savoir, d'abord ne pas paniquer, ensuite savoir le remettre.
-
Les poumons :
il faut appendre à respirer d'une façon plus volontaire que dans l'air. Notamment s'effforcer de les vider.
Et, il faut apprendre à maitriser toutes les nouvelles conditions :
- soit le nez, soit la bouche,
- laisser faire ou commander sa respiration.
C'est l'objet des premières séances de plongée.
|
|
|