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P2 : compétence n° 7 - PE40 : compétence n° 5
Plonger encadré à 40 mètres
20 mètres - 40 mètres. Quelles différences ?
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Mathématiquement :
20 mètres
!
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Approximativement :
20 mètres
= immeuble de
6 étages.
40 mètres
= immeuble de
12 étages.
Mais encore ...
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A la fin de la formation P2, le plongeur effectue une plongée test à 40 mètres : temps total de cette plongée :
20 minutes
. Temps au fond :
5 minutes.
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Descente longue
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Avec une nette baisse de la luminosité et de la couleur : tout devient bleu.
==> Intérêt d'avoir une lampe (voir le chapitre sur ce sujet)
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Stabilisation
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Plus question de tergiverser sur
la qualité de stabilisation
du plongeur : il doit être capable de tenir un palier sans risque de déplacement vertical intempestif.
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Autonomie en air
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40 mètres = 5 bar
==> besoin de 5 fois plus d'air qu'en surface.
La consommation en air devient cruciale :
- il faut de l'air pour le temps de la remontée (une dizaine de minutes)
- essoufflement interdit, et pourtant, le risque est accru !
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Exposition au froid
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La température de l'eau est souvent
plus froide
au fond de plusieurs degrés en mer, sauf les mers tropicales. En carrière, l'écart peut être supérieur de plus de 10°C.
La pression écrase la combinaison qui devient moins isolante.
==> Ne pas oublier qu'il faut 10 mn minimum pour remonter.
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Risques de narcose
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Les premiers symptômes de narcose sont à craindre dès 30 à 35 mètres. A 40 mètres, les risques sont encore plus grands.
Contrôle entre plongeurs impératifs, car personne n'est exempt.
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Risques d'ADD
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L'Accident de Désaturation
est d'autant plus probable que la saturation en azote est grande et la saturation est d'autant plus importante que la pression est élevée, donc que la profondeur atteinte est grande.
Connaître les phénomènes de saturation et les protocoles de désaturation est indispensable. Les respecter est primordial.
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Cohésion de la palanquée
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La perte d'un équipier peut être cruciale. Sur une alerte de narcose, n'importe quel plongeur peut faire n'importe quoi.
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L'expérience du plongeur
Plonger à 40 mètres, même avec un encadrement compétent, demande que le plongeur ait acquis un minimum d'expérience, notamment celle de savoir rester calme, même en cas de difficulté.
D'où la devise de Bérengère* :
plonger, plonger, plonger ...
*Note :
Bérengère est monitrice de plongée à
Bleu Passion
, à Malendure, la Réserve Cousteau, en Guadeloupe.
Plonger à 40 mètres
Prérogatives PE 40
Le plongeur PE40
justifie des aptitudes pour plonger dans l'espace
0 - 40 mètres
dans une palanquée
encadrée
par un Guide de Palanquée ou un moniteur.
La plongée s'effectue dans les recommandations
du Directeur de Plongée
.
La palanquée compte au maximum 4 plongeurs accompagnants le GP. Eventuellement, un 2° GP peut faire partie de la palanquée.
Même si
le Code du Sport
ne le précise pas, le plongeur
PE40
s'équipe à minima comme le plongeur
PA 20
- Stab avec direct système
- Ordinateur de plongée
- Détendeur de secours
En fait, le plongeur PA 20 s'habitue à plonger avec les moyens indispensables pour gérer sa plongée. Pourquoi ne conserverait-il pas son matériel et le savoir faire inhérent pour plonger avec un GP ?
La communication
revêt une importance inhabituelle dans
les espaces 0 - 20 mètres.
Le temps disponible pour l'objectif de la plongée est réduit. Pour autant, les informations à transmettre aux coéquipiers doivent être traitées très précisément, sans hésitation.
Les signes habituels doivent être exécutés très nettement.
En revanche, on atteint une profondeur où le risque de narcose est bien présent. Avec un corollaire : le plongeur narcosé ne peut pas gérer la communication habituelle, ce dont la réciproque est :
si un plongeur ne répond pas logiquement aux sollicitations de communication, c'est qu'il est narcosé
: à remonter immédiatement !!!
Pour l'instant, la palanquée est encadrée. Donc, le GP se charge de toute ce volet de la gestion de la plongée. Mais, l'objectif du plongeur
PE40
est de vite devenir un plongeur
PA 40
: autant prendre dès maintenant l'habitude de s'intéresser à la gestion d'une plongée technique.
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Déroulement d'une plongée à 40 mètres
Plongée dans le bleu :
la première difficulté, souvent grisante, de la plongée à 40 mètres, c'est la
plongée dans le bleu
: la descente s'effectue sans repères visibles jusqu'à l'objectif de la plongée, par exemple une épave.
La descente se gère très précisément :
- vitesse : cette phase «est une perte de temps» par rapport à l'objectif, mais descendre trop vite rend plus sensible à la narcose
- rectitude : c'est mieux de trouver l'objectif de la plongée ...
Gestion du temps :
pour maîtriser le temps de remontée, il est indispensable de respecter les paramètres de plongée, notamment le temps au fond.
La stabilisation :
c'est évident que pour bien profiter d'une plongée
technique
, les conditions de maîtrise de la stabilité du plongeur sont primordiales.
Risque de la panne d'air :
à 40 mètres, la consommation est 5 x plus grande qu'à la pression atmosphérique. Donc, dans le contexte d'une plongée qui se passe bien, on a besoin de 5 fois plus d'air :
- le signes
Mi-pression
revêt ici une importance capitale. Il peut être demandé de le signifier à une pression supérieure à l'habituelle mi-pression.
- le signe
Réserve
ne devrait jamais intervenir au fond.
- le signe
Plus d'air
signifie une remontée immédiate. Et il ne devrait intervenir que sur un ennui matériel. Jamais sur une erreur d'appréciation du plongeur.
Que se passe-t-il si un plongeur est victime d'un essoufflement ? Sa consommation peut être multiplié par 4 ou 5. La bouteille se vide en quelques minutes. D'où :
- premier impératif : tout faire pour éviter l'essoufflement
- deuxième impératif : si un essoufflement survient, la fin de plongée est immédiate et la palanquée entame sa remontée sans délais.
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Le risque d'essoufflement
Plus de risque en profondeur
La pression
subie en profondeur augmente les risques d'essoufflement. Il intervient nettement plus tôt en cas d'effort physique ou de panique.
Difficulté
de retrouver une respiration normale : la priorité est donc d'initier la remontée tout en insistant pour que le plongeur essoufflé expire. Le risque de
surpression pulmonaire
est aggravé lors d'un essoufflement.
Risque le plus critique :
l'épuisement des ressources en air.
Un essoufflement grave peut entraîner une consommation d'air multipliée par 10. A 40 mètres, cela correspond donc à 5 x 10 = 50 fois la consommation de surface.
A raison de 20 l/mn, on arrive vite à 20 x 50 = 1000 litres /minutes. Dans ces conditions,
2 minutes suffisent pour être en manque d'air.
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Prévention
Condition physique :
il est évident que le plongeur à 40 mètres est en bonne condition physique et qu'il a les moyens de maîtriser ses efforts.
Apnées de contrôles :
l'approche de l'essoufflement se mesure par de petites apnées de contrôle qui deviennent de plus en plus difficiles à mesure que l'essoufflement évolue. Signaler immédiatement et demander de limiter les efforts de tous.
Prévenir immédiatement :
dès que la limite contrôlable s'approche, prévenir et faire provoquer la remontée par le GP.
Préserver la palanquée :
ne jamais hésiter à signaler l'amorce d'un essoufflement pour ne pas mettre en danger la totalité de la palanquée.
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La narcose
Pourquoi la narcose ?
La narcose est provoquée par l'azote qui se propage dans les tissus nerveux à grande profondeur. Les sensations nerveuses habituellement transmises au cerveau sont modifiées et/ou inhibées.
Le plongeur ne se rend plus compte normalement de ce qui se passe, pour lui et, naturellement, pour les autres.
La narcose intervient entre 30 et 40 mètres pour les sujets les plus sensibles. Après 40 mètres, tous les plongeurs peuvent être sujets à la narcose.
Facteurs de sensibilité propres au plongeur :
-
Prédispositions
différentes d'un individu à l'autre.
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Manque d'accoutumance :
l'entraînement à la profondeur doit être progressif. Exemple : on ne descend pas à 40 mètres sur une première plongée.
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Fatigue, stress, anxiété
sont des facteurs aggravant le risque de la narcose.
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Médicaments :
bien noter les effets secondaires de médicaments. Voir avec le médecin lors de la visite médicale annuelle.
Conditions de plongée :
-
Descente rapide :
descendre trop vite aggrave le risque de plongée.
- Descente tête en bas
favorise la narcose.
- Se retourner trop vite
est généralement provocateur de narcose.
- Les éléments
habituellement stressants sont des facteurs aggravants : eaux troubles, froid, etc.
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Ce que ressent le plongeur
Cas le plus grave : RIEN :
c'est pourquoi une auto surveillance est primordiale entre les plongeurs. Des gestes anormaux sont le signe évident que le plongeur est narcosé.
Lenteur de la réflexion :
le plongeur n'arrive pas à se concentrer, des gestes simples demandent un grand effort.
Comportement inhabituel :
le plongeur fait des choses dont il n'a pas l'habitude.
Troubles sensitifs
: la vue se dégrade, confusions de la position dans l'espace, etc.
Pour éviter les ennuis de la narcose :
- plonger avec un encadrement expérimenté ;
- ne pas plonger fatigué ;
- se réadapter à la profondeur après une interruption même courte ;
- descendre à vitesse contrôlée ;
- éviter la recherche systématique de la profondeur.
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Sortir d'une narcose c'est très simple :
il suffit de remonter.
... A condition d'en être capable ! D'où l'obligation de l'auto-surveillance : on remonte immédiatement un équipier narcose.
Quelques mètres sont généralement suffisants. Dès que le narcosé a repris ses esprits, la fin de plongée est notifiée. Et on remonte normalement.
Perte d'un équipier
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Dans tous cas de plongée,
la perte d'un équipier
doit toujours être évitée.
A 40 mètres, encore plus qu'à 20 !
Il suffit de passer plus 5 minutes à 40 mètres pour avoir des paliers à exécuter. Et la remontée est longue.
Remonter de cette profondeur demande de l'expérience.
Le risque de panne d'air devient crucial : le stress augmente la consommation. Du stress à la panique, il n'y a qu'un coup de palme. D'autant plus que la visibilité est faible.
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Première précaution :
se tenir suffisamment prêt les uns des autres
pour éviter de se perdre.
Si l'incident arrive quand-même, bien appliquer les procédures d'usage :
- remonter un peu et chercher les bulles.
- ne pas paniquer
- ne pas attendre trop longtemps avant d'entamer la remontée, calmement.
- si possible, suivre un repère : le tombant, la pendille, etc... s'il existe.
- si on en connait la direction se diriger plutôt vers le bateau.
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L'auto-surveillance
est impérative.
S'il est possible de perdre sa palanquée, il est néanmoins indispensable que ses membres se comptent régulièrement pour constater la perte d'un équipier.
Avant de descendre, il est souhaitable d'avoir répété les consignes. D'autant qu'il est possible de se perdre
pendant
la descente. Par exemple : ce peut-être le cas d'un équipier qui arrête la plongée.
La remontée et les paliers
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La remontée de 40 mètres est longue : environ 4 minutes.
Dépasser 5 minutes entraîne des paliers :
- 10 minutes : palier de 2 mn à 3 mètres
- 15 minutes : palier de 4 mn à 3 mètres
- 20 minutes : palier de 1 mn à 6 mètres et palier de 9 mn à 3 mètres...
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Le respect de la vitesse de remontée est plus rigoureux : 9 à 12 m/mn
Entre les paliers, c'est 6m/mn, soit 30 secondes entre paliers ou pour rejoindre la surface.
Ici, plus qu'ailleurs :
on reste au niveau de l'encadrant
qui gère les vitesses de remontée.
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Alors, pourquoi aller si loin ?
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A cette question, des réponses :
- Il y a d'autres choses à voir
- Les épaves n'ont pas toujours coulé au bord de la plage
- La plongée technique
- ...
-
Mais jamais seulement pour la performance
.
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D'un autre côté, la vie ne s'arrête pas à 20,00 mètres. Si le pont de l'épave est à 20 mètres, les bestioles sous la quille sont belles aussi, à 25 mètres.
Entre 20 mètres et 40 mètres, il y a de quoi faire de belles plongées. De plus en plus loin pour s'apprendre à vivre là-bas au fur et à mesure des plongées.
Et 21 mètres, c'est déjà de la prérogative de PE40.
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