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P2 : compétence n° 7 - PA20 : compétence n° 5 - PE40 : compétence n° 6
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Le milieu aquatique
La pénétration du milieu marin provoque l'éblouissement du plongeur. Pourtant, ce plongeur est un intrus dans un monde où rien n'est fait pour lui faciliter la vie. Souvent, les effets négatifs se cumulent, ce qui rend le risque d'autant plus grand.
La maîtrise de ces éléments est généralement simple. Il suffit de les connaître et de connaître les moyens de les apprivoiser.
Le froid en plongée
Les effets du froid
Premier constat : le corps se refroidit
25 fois
plus vite dans l'eau que dans l'air.
Deuxième constat : la température est généralement
plus faible
en profondeur qu'en surface.
Troisième constat : plus la pression est forte, plus la protection
perd de son pouvoir
calorifique.
Quatrième constat : tous les effets se cumulent dans leurs actions.
Donc :
objectif : na pas avoir froid !
On se protège dès avant la plongée.
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Se protéger
1 - : Se protéger
avant
de plonger : donc, éviter d'avoir froid sur le bateau. Bien se couvrir et bien s'alimenter.
2 - : S'équiper
contre le froid dans l'eau : choisir la protection en fonction des conditions prévisibles du froid : épaisseur de la combinaison, bottillons, gants, cagoule.
3 - : Limiter
le temps de plongée. Avertir dès que les premières sensations arrivent et remonter.
4 - : Prolonger
les paliers. Le froid favorise les ADD.
5 - : Retour en surface :
se sécher, se couvrir, boire chaud, sucré. Ne pas chercher un réchauffement trop rapide.
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La noyade
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Le risque le plus évident de la plongée.
Pourtant la noyade n'est pas une cause première d'accident.
La noyade est une inondation des voies aériennes qui entraîne un état de choc pouvant aller jusqu'à un arrêt respiratoire ou cardiaque.
Souvent, la noyade est précédée d'une perte de connaissance. C'est la reprise de conscience qui provoque la noyade lors de la reprise du reflexe respiratoire.
Autres raisons de la noyade :
- panne d'air suite à essoufflement, du froid ;
- matériel défectueux ;
- douleur entraînant une syncope : morsure, barotraumatisme,
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Conduite à tenir :
L'intervention doit être la plus immédiate possible. Il faut :
- remettre son l'embout de secours en bouche et empêcher que l'accidenté ne le perde ;
- remonter l'accidenté en respectant les règles de remontée ;
- dès l'arrivée en surface, maintenir les voies aériennes hors de l'eau ;
- donner l'alerte et demander de l'aide ;
- pratiquer des actes de secourisme.
Prévention :
- maîtriser les techniques de nage ;
- bonne forme physique ;
- ne pas lâcher l'embout ;
- respecter les précautions de sécurité apprises tout au long de la formation ;
- utiliser du matériel en bon état.
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Les animaux marins
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Si les animaux marins n'agressent pratiquement jamais les plongeurs, ils peuvent être amenés à se défendre.
Moyen le plus simple pour éviter le phénomène :
ne pas toucher !
Même par inadvertance : ne jamais poser le doigt sur un appui sans vérifier ce qu'il y a dessous.
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- Brûlure :
anémones, coraux (reconnaissables avec leur pointes blanches)
- Morsures :
rares. Proviennent des congres ou des murènes. Ne pas approcher les doigts ...
- Piqûres :
oursins, raies, étoiles de mer, rascasses, chapons. Elles peuvent entraîner une hospitalisation.
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Le courant marin
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Les courants abritent souvent une faune et une flore nombreuses.
Plongées dérivantes :
le courant est le principal moteur du plongeur. On est dans la position du voyageur dans un train : il suffit de regarder le paysage. Le bateau laisse les palanquées à un endroit et les récupèrent plus loin.
On sort de telles plongées au parachute. Le bateau vient alors récupérer les palanquées au fur et à mesure de leur sortie.
Ces plongées demandent qu'ont descende très vite pour atteindre le fond au plus tôt sans avoir trop dérivé.
Embarcation au mouillage :
attention au risque se faire emporter loin derrière le bateau.
Risque de fatigue.
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On part donc
contre le courant
. Et on rentre en dérivant.
- palmer dès la mise à l'eau ;
- vider la stab pour limiter la dérive ;
Le courant est souvent fort en surface et moindre au fond : descendre vite.
Attention aux courants de marée : respecter les heures de marées pour plonger avec le courant ou quand il est le plus faible.
Sortir de l'eau près du bateau, côté au vent.
Le Directeur de Plongée
aura très certainement mouillé
une ligne de vie
sur laquelle on peut s'assurer.
Si le courant est trop fort, le DP annulera la plongée.
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Les vagues
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Sur le bateau :
- bien
arrimer
son matériel (98% des accidents de plongée !).
- prendre les précautions contre le mal de mer.
- attention à la mise à l'eau.
En surface :
- ne pas lâcher son embout qui est en bouche ;
- s'immerger au plus vite ;
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En fin de plongée :
- attention au palier : faire le palier de sécurité plutôt à 5 mètres qu'à trois. Pris par une vague, on peut se retrouver en surface en 1 ou 2 secondes.
- ne pas se tenir au bout : les mouvements du bateau sont très violents.
- faire le palier au parachute ou sur une bouée de mouillage, si elle existe.
- attention au retour sur le bateau, à la prise d'échelle : chocs ou pincements.
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Autres risques du milieu
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Les eaux troubles
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Eviter de perdre la palanquée :
avancer de front pour que le contrôle soit facilité et proches les uns des autres.
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Se signaler :
utiliser des lampes ou des flashs pour se retrouver.
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En cas de perte :
rejoindre la surface dans les conditions normales de remontée.
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Adapter la plongée :
ne pas hésiter d'interrompre la plongée si on ne se sent pas à l'aise.
Les épaves
C'est
le pied
de la plongée. Sous réserve de prendre quelques précautions :
- Ne pas entrer dans une épave qu'on ne connaît pas.
- N'entrer qu'avec un encadrant qualifié
- Précautions particulières : bien rattrouper son matériel et attention à la hauteur du robinet de la bouteille, éviter les tôle coupantes, etc.
- Personne ne s'éloigne tant que toute la palanquée n'est pas sortie.
- Palmer doucement pour que le dernier puisse aussi voir quelque chose. a tout le moins, qu'il puisse trouver la sortie.
Filets et cordages
Véritable danger pour les plongeurs.
- Surveiller les fonds pour les éviter.
- Attention à la robinetterie.
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NE PLUS BOUGER
et attendre de l'aide. Eventuellement faire du bruit pour signaler.
- Ne jamais quitter ni l'embout, ni le scaphandre.
- Disposer d'un couteau et/ou d'une pince.
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Grottes et tunnels
Les grottes sont des endroits magiques. Passer sous une arche est majestueux.
Pour autant :
- on ne s'aventure pas profondément dans une grotte sans les moyens d'en sortir : visibilité claire de la sortie, jamais seul, etc.
- on évite d'accrocher le scaphandre au-dessus de soi : c'est dangereux pour le milieu marin, car il pousse aussi des choses au plafond, et cela peut être dangereux pour le plongeur : panique éventuelle, casse de matériel.
- On vérifie d'abord sa réserve en air.
Le DP aura donné ses consignes pour la visite des grottes et des tunnels : les respecter.
Les embarcations
Pourquoi systématiser le palier à 3 mètres ? Pour avoir le temps de voir arriver un éventuel bateau.
Dans le genre, les plus dangereux sont les voiliers : pas de bruit, mais une quille qui descend à près de 3 mètres. Et des «skippers» qui ne sont pas spécialement diplômés (pas de permis bateau sur un voilier). Ils n'ont
rien à cirer
du pavillon alpha !
Si la quille peut être dangereuse, une hélice, ce n'est pas mal non plus pour labourer un nageur.
D'où l'intérêt de sortir près du bateau (mais pas suffisant !) ou de sortir au parachute.
Ne jamais passer sous un bateau : l'hélice est mortelle. Bien plus que les bestioles qu'on peut rencontrer.
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Plongée de nuit
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La nuit, tout change : poissons différents, ambiance différente, etc.
La plongée est une plongée «tranquille» :
- profondeur limitée à une dizaine de mètres ;
- le site a déjà été visité
- on reste près du bateau
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Comportement de nuit :
- chaque plongeur a une lampe pour voir et se faire voir ;
- éclairer le geste de communication qu'on fait ;
- attention aux phares ou aux lampes à LED : cela fait vraiment mal aux yeux.
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