Le canyon coloré
Presque du trecking
La visite du monastère terminée, nous rebroussons chemin jusqu'à la côte. Là nous continuons notre route vers le nord.
Après quelques check points militari-militaires, nous nous engageons dans un chemin de cailloux. Après plusieurs km de zig-zag à la recherche de la route la plus confortables, nous arrivons en bordure d'une falaise. Le trou fait une petite cinquantaine de mètres de haut.
Les plus courageux ou les plus téméraires descendent la rocaille. Ils suivront le passage de l'eau sur quelques km. Et ils remonteront un peu plus loin, là où les voitures attendront.
Presque tout le monde se laisse faire pour descendre dans le coupe-gorges.
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D'après les guides, la seule contre-indication serait des chaussures mal adaptées. Mais, comme il faut déjà jouer les chèvres pour atteindre le fond du val, les esprits les plus téméraires qui ne seraient pas bien chaussés se démettent facilement.
En fait, seulement une dame de notre groupe n'a pas osé descendre. Peut-être aurait-elle eu du mal à faire le parcours. Peut-être pas. Son mari ne l'y voyait pas trop.
Dans tous les cas, la promenade vaut qu'on la fasse.
Arrivé au pied de la falaise, notre guide nous fait passer un rituel indispensable : il mouille la paroi avec de l'eau, il frotte ses petits doigts agiles pour extraire du cuivre, colorant naturel, et il appose sur le bras de chacun un signe cabalistique : un oeil d'Osiris supposé nous protéger pendant la traversée.
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Attention : image 14504 très longue à charger
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Nous ne tardons pas à rencontrer des sculptures naturelles dans les parois du canyon : des marmites de géant creusées par les eaux, il y a des milliers d'années ou par les vents de sables qui usent la roche comme de la toile émeri.
Sur certains passages, la largeur disponible n'exède pas le mètre : en cas d'orage , mieux vaut ne pas se trouver dans ces défilés.
A des portions très étroites succèdent des zones larges de plusieurs dizaines de mètres, pleines de couleur et de chaleur.
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Attention : image 14508 très longue à charger
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Des motifs construits au gré des natures de roche forment les décors.
Quand la largeur le permet, il est amusant d'imaginer le raccord entre les dessins d'un côté à l'autre du défilé.
Notre guide fatigue vite. Heureusement, il connait tous les atouts du circuit, dont les sièges pour se reposer. A moins qu'ils n'aient été dessinés là pour jouir un peu plus du spectacle.
C'est un peu comme au monastère : les visiteurs sont nombreux. Et quelques incidents de parcours obligent à limiter la vitesse d'écoulement des touristes.
Attendons un peu que la marche soit passée par l'équipe devant nous.
Il faut passer un saut de plus d'un mètre cinquante. Un peu plus loin, un bloc de rocher est tombé dans le canyon. Il faut alors passer sous le rocher, juste dans un escalier. Il y faut un peu de technique d'alpinisme pour effectuer un rétablissement élégant.
Encore un petit effort et il ne reste plus qu'à remonter la falaise !
Depuis en bas, elle est plus impressionnante que tout à l'heure, vue d'en haut.
Bientôt, les cabanes de la station d'arrivée apparaissent en haut de la falaise. Une bonne eau fraîche, garantie par Vittel nous y attend.
La journée est bien avancée. Il se fait déjà tard. Le déjeuner sera pris à plus de 16 heures, sur le bord du golf d'Aquaba.
Plusieurs femmes vendent des bricoles aux touristes. Elles arrivent à liquider quelques babioles pour quelques livres égyptiennes.
Puis, nous rentrons. Le retour se fera à la nuit à Sharm el Sheikh.
Bilan : très bonne journée.
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