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Tanger, ville étape ?
Passage du Détroit. Entrée dans le vif du voyage.
Tanger se mérite
Les voitures qui attendent la ferry à Tanger viennent de deux pays principalement : la France et les Pays Bas.
Au bout d'une route de plusieurs milliers de km très souvent, c'est l'attente interminable sur le port d'Algésiras. Dans 2 à 3 heures, le Maroc, but ultime de ce long périple.
Jusqu'à maintenant, il suffisait d'avoir un billet de traversée pour monter dans le premier ferry en partance. Cette année, le système s'est corsé : il faut prendre le ferry désigné ! Nous nous sommes fait avoir. Arrivé avec quelques heures de retard, nous avons du attendre longtemps pour embarquer.
Sur ce parcours d'approche, comment savoir si on ne s'est pas égaré ? La réponse est très simple : tant que vous doublez des voitures chargées jusqu'au ciel, vous êtes sur la bonne route !
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L'entrée principale
Par la route, le Maroc a deux entrées : par l'Espagne via
Ceuta
et par le Maroc, via
Tanger.
Sans ambiguité : il faut entrer par la grande porte :
Tanger.
Mais, ce n'est pas parce que le passage par le port est obligé qu'il faut négliger la ville.
Tanger est un monde à elle toute seule. Marocaine, espagnole, française, tangéroise, artiste, elle est tout à la fois. Elle porte encore les stigmates de la ville cosmopolite qu'elle fut. C'est sa signature.
Longtemps, nous n'avons fait que passer. Mais, il faut séjourner ici pour goûter et comprendre la ville. C'est la première bouffée d'air frais marocain.
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La Kasbah
Attention :
s'il est facile de circuler en voiture dans Tanger, il faut se méfier des sens uniques et de la densité de la circulation. C'est très facile de perdre 2 heures dans des bouchons inextricables. Alors, l'idéal est d'utiliser ses jambes. Cela détend après la longue descente de l'Espagne. Et on a le temps de s'en mettre plein les yeux pour leur plaisir(*).
Cette année, nous montons jusqu'à la Kasbah, point haut de la ville et point culminant sur le port.
Aujourd'hui, la Kasbah abrite un musée. La bâtisse et le point de vue sont déjà une attraction. Le musée est en sus.
Les rues pour accéder à la kasbah sont elles aussi autant de raisons de flaner et d'observer, de s'imprégner des senteurs des épices et des parfuns, des odeurs, des couleurs, de la foule... du Maroc, quoi !
Note :
expression très courante ici :
pour le plaisir des yeux
(Mais, attention, il peut coûter la peau des fesses !)
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Plusieurs clichés de la Kasbah sur le lien de l'image.
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Du nouveau à Tanger
Dès nos premiers pas, nous rencontrons plusieurs engins bizarres : style brouette à moteur. Il me semble qu'on est en train de sonner le glas des baudets ou ânes qui rythmes depuis si longtemps la vie du Maghreb. Plutôt mieux ? Plutôt moins bien ?
Vue de touriste : les bestioles, c'était bien.
Vue d'autochtone ?
Vue de la bestiole ?
Nouvelle image : le cantonnier. C'est la première fois que nous en voyons un. A tout le moins, c'est la première fois qu'on le remarque.
Vue de touriste, c'est un bon progrès.
Vue d'autochtone : c'est aussi un progrès, je pense.
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Photo ratée
J'ai vu un petit bras et un petit pied dodus à point pour une image spectaculaire de poupon en celluloïd. Malheureusement, la petite m'a entendu... et elle a tourné la tête.
Effet raté !
Photo pas ratée !
Autre instant fugitif : une colonie de touristes en troupeau !
J'en ai ratée une autre à Marrakech : ils descendaient du bus, deux par deux, comme à l'école, pour entrer dans les souks. ... Et en ressortir 29 minutes plus tard avec chacun un sachet en plastique blanc.
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Où déjeuner à Tanger ?
Nous connaissons beaucoup de restaurants corrects à Tanger. Mais, celui-ci est particulier. C'est
le restaurant de la Maison communautaire des Femmes Darna.
Ce restaurant est sur le guide du Routard. Il est facile à trouver en passant par le haut de la place du 9-avril-1947.
J'appuie la pub du guide. Allez au moins une fois déjeuner dans cette institution particulière qu'est ce resto associatif dit «
d'insertion économique des femmes
»
Même si c'est
faire oeuvre de charité
, vous ne regretterez pas le menu, dont la pastilla excellente. Seule petite remarque : moins copieux serait tout aussi bien. Nous avons eu du mal de terminer la pastilla. Et pourtant, elle était plus que bonne.
Merci mesdames.
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Images de rue
Il suffit d'ouvrir les yeux.
Au détour d'une rue, les deux manequins tellement présents ...
Des devantures chatoyantes à longeur de rue. Ici, essais sur des écharpes.
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Portrait
Il m'a demandé de le prendre en photo.
Je ne m'en suis pas privé !
Il dit être un ancien footballeur qui a joué avec des pros il y a bien longtemps. Il a raconté son histoire. Mais, ne m'intéressant pas au foot, je n'ai pas retenu tous les adversdaires qu'il a joué.
Très bon moment à la terrasse d'un café, à Tanger.
Si quelqu'un le reconnait, merci de me faire parvenir son nom que j'ai oublié.
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Camping à Tanger
Nous sommes venus avec l'intention de faire du camping. Alors, pourquoi ne pas commencer tout de suite ?
Le terrain n'est pas facile à trouver. Il faut contourner la médina, suivre la côte vers le cap Spartel, tourner dans une petite rue. La pente est forte. Une affiche annonce qu'il est «
interdit de fumer la drogue
». Vous êtes prévenus !
Le séjour fut très agréable, car le terrain était vide. Nous supposons qu'en période d'affluence ... !?
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Deuxième jour à Tanger
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La première nuit au camping s'étant fort bien passée, nous décidons de prolonger le séjour.
Nous allons descendre jusqu'à
Asilah
, cette
«petite Essaouira»
à une trentaine de km au sud de Tanger, sur l'océan.
Nous nous arrêtons au
Cap Spartel
où nous rencontrons une gentille ânesse et son petit. Va-t-on voir disparaître cette magnifique bestiole au profit des engins polluants que sont les motos triporteurs ? Progrès oblige. Nous avons bien perdu nos chevaux.
De l'intérêt de notre type de voyage :
Tanger nous séduit ? Nous restons une journée de plus. Rien de plus facile : personne ne nous attend, notamment pas un hôtel dans lequel une réservation serait perdue. Circuler au Maroc n'est pas plus difficile ni dangereux que circuler en France. Et notre mode de vie ne coûte pas plus cher que rester à la maison.
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3 générations de moyens de transport : l'ânesse, son petit ... et le triporteur !
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La belle Asilah
A l'écart de la route, en bordure d'océan, Asilah n'est pas très engageante. On pressent un ebourgade sans âme. Mais, si on a l'idée de suivre le rue jusqu'au pied des ramparts de la ville, tout change !
Dès qu'on a passé la poterne, le passé espagnol montre les traces qu'il a laissé sur les maisons blanches et bleues comme sur les iles grecques. Depuis que nous voyageons au Maroc, nous n'avons pas encore trouvé ville plus propre qu'Asilah.
Pas de marque de notre
Civilisation Grandiose
: il n'y a pas de crotte de chien sur les pavés ! Donc, on peut avancer sans hésiter à perdre son regard partout puisque le risque de glissage improptue n'existe pas.
Nous n'avons jamais visité cette ville sans voir au moins un peintre ragréant une façade. Presque mieux qu'en Suisse !
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Plusieurs images d'Asilah : cliquer la photo.
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Pêche traditionnelle à Asilah
A quelques brasses de la plage, trois énergumènes font un barouf pas possible.
Naturellement, ils attirent notre attention.
En fait, ce sont des pêcheurs. Ils tapent sur l'eau avec des bouts de tuyau d'arrosage, du moins, vu d'ici, cela ressemble à ça. Ils font fuir les poissons vers les filets qu'ils ont tendus.
Mais, il semble que la pêche ne fut pas miraculeuse !
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