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Agadir


L'industrie du tourisme

          Agadir est La station touristique du Maroc.
          Avant ou après Marrakech ? Marrakech a une vie propre hors du tourisme. Est-ce le cas d'Agadir ?

          Il est vrai qu'arriver à Agadir après avoir parcourru les routes perdues de l'Anti-Atlas, cela met mal à l'aise. Cette opulence de «civilisation» en opposition à la vie apre de la montagne donne à réfléchir.

          C'est la station des vrais touristes :
               - ils ont pris l'avion devant leur pailliasson quelque part en Europe, ils sont descendus de l'avion à l'aéroport d'Agadir pour monter dans un bus. Le bus les a déchargés au pied de l'escalier de l'hôtel. Là, pendant 8 jours, ils se sont battus dès 6 heures du matin pour avoir la meilleure place sur le bord de la piscine et, naturellement, ils ne l'ont pas lâchée de peur qu'on ne la leur prenne. Ils ne sont donc même pas sortis visiter les boutiques de la rue commerçante. Ils ne savent même pas qu'à moins de 500 mètres, il y a une des plus belles plages de la Terre. Puis, ils sont remontés dans le bus qui les a déposés au pied de l'avion. Ils n'ont pas oublié de faire la photo du siècle en montant la passerelle. Et ils sont revenus frotter leurs semelles de godasses sur leur paillasson.
               - ils ont fait le Maroc, comme Tartarin avait chassé le lion, au fond de son jardin, ou presque..

          Si des gens d'ici vivent de ce tourisme, tant mieux. Mais, c'est vraiment un système de vacances que nous ne supportons pas.
          En revanche, venir la première fois au Maroc dans un club d'Agadir, Visiter les environs :
               - la côte vers le nord : Tamri et ses bananes, peut-être Essaouira qui est un peu loin ( le voyage mérite une journée entière pour l'aller, soit 180 km ) ;
               - la montagne vers le Sur : Tiznit, Tafraout. Ce peut être une bonne introduction dans ce pays magnifique.

          Agadir est aussi la seule ville où je me suis fait insulté par des maghrébens parce-que je conduisais mal. En effet, je cherchais ma route et j'ai certainement gêné d'autres usagés, je m'en excuse.
          Le problème est que les plaques d'immatriculations des véhicules dont les conducteurs m'ont crié dessus étaient pour l'une hollandaise, pour l'autre de la banlieue parisienne. Alors, si je respecte les gens d'ici, je ne peux vraiment pas rapporter mes propos échangés avec ces émigrés qui friment devant leurs frères restés au pays..

          C'est ici que l'immense pollution par les sachets en plastique nous est apparue la plus criante : sur des dizaines de km, sous le vent d'Agadir, mais aussi des villes en général, des dizaines de milliers de sachets restent accochés aux branches épineuses des buissons.

          J'ai vu dans une revue qu'on les appelaient « les corbeaux noirs ».
          Si c'est une plaie en France, ici c'est inimaginable. Encore que nous avons remarqué que si le Roi est passé quelque part, les sachets ont disparu. C'était le cas notamment à la sortie de Ouarzazate, sur la route de Tinerhir. Les déplacements officiels ont du bon !
Les déchets de plastique le long des routes.
Tatouages au hénné.
          Agadir n'est pas que négatif. Heureusement pour les gens d'ici.

          La zone touristique est jolie. C'est bien organisé, c'est propre. Il faut dire qu'il y a eu un bon coup de ménage dans les années 60. Malheureusement, le coup de ménage a aussi détruit les belles choses d'avant.
          Trop «site balnéaire européen» à notre goût. Mais, nous ne dédaignons pas nous arrêter dans quelques rues commerçantes... où on nous prend pour des Allemands ( c'est ce qu'on appelle la «surcharge pondérale» qui nous vaut cela !). C'est très rigolo d'entendre les vendeurs nous interpeller dans la langue de Goethe. A laquelle nous répondons un peu, d'ailleurs. Mais, quand ils ont découvert notre origine : « - Ah ! la France ! ».

          Dans une de ces rues j'ai bataillé au moins une demi-heure pour décider une jeune femme à se laisser photographier les mains. Son tatouage au hénné est tout en dentelle. C'est très joliment ouvragé. J'ai dû lui promettre qu'on ne verrait d'elle que ses mains. En voilà la preuve.
          Je ai aussi promis de lui donner les photos à notre prochain passage. Seulement, si nous sommes revenus à Agadir depuis, le magasin avait disparu. Plus personne se pouvait nous dire où cette jeune femme était passée. Les photos sont revenues en France.
          Nous sommes restés très peu de temps à Agadir : une nuit en 2000, quelques heures en 2002 et 2003.
          Il n'y a donc quasiment pas d'images à proposer.


          En revanche, au nord de la ville, il existe un petit port tout à fait particulier : la route pour y arriver est à flanc d'une colline qui est plutôt une falaise. Coeurs sensibles, s'abstenir.
          Le village et le port sont complètement articficiels. Ils ont été créés par les Japonais qui ont une politique d'aide à ce pays. Il y a donc ce port tout neuf.
          Dans le même esprit nipon, nous avons rencontré dans la vallée du Dadès, un camion qui distribuaut de l'eau dans les bourgades. Peut-être ces actions sont-elles spectaculaires. Mais, je pense que la France, avec les touristes très nombreux qui viennent ici chaque année, participe nettement plus à l'activité économique.
Nouveau port construit par les Japonais.


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  Dernière modification : 21/12/2010