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Marrakech

Idrissides - Kenzi Farah - Marrakech


Le Framissima des Idrissides

          Marrakech est bourrée d'hôtels. C'est le plus gros centre touristique du Maroc avec Agadir.
          On trouve donc tous les types d'établissements recevant des touristes, de l'hôtel miteux au Riad de prestige.
          Nous nous sommes contentés d'hôtels de bonne gamme.

Marrakech - Les Idrissides. mar0514

          Le Framissima est le premier hôtel dans lequel nous soyons descendus à Marrakech. C'est un gros porteur de Fram. C'est vraiment un établissement à tourisme de masse, mais pas désagréable dans ce sens.
          Nous y sommes venus avec Fram en 1998 pour 3 nuitées. Nous y sommes revenus seuls en 2000 pour une seule nuitée. L'ambiance n'est pas la même en groupe ou seul. Cet établissement vit autour des groupes de Fram. Hors cela, il n'a pas beaucoup d'intérêt.

          C'est un très bel établissement. Quoi que moderne, il sent le pays à pleins poumons : le hall central avec sa verrière, son restaurant marocain au fond du jardin. Il représente tout une philosophie du tourisme. Pour un premier contact avec le Maroc, c'est bien.
          Il a l'avantage de ne pas être trop éloigné à la fois de la médina, ville traditionnelle avec ses souks, et de Guéliz, ville nouvelle, avec ses magasins comme à Paris.

          Le commentaire du Routard est juste.

Marrakech - Les Idrissides, le hall central. mar0517

Très bel hôtel dans l'Hivernage, entre Guéliz et la Médina.
Marrakech - Les Idrissides, la verrière du hall central. mar0518

Petite histoire aux Idrissides, en 1998

          Nous sommes à cet hôtel depuis hier. Nous sommes en pension complète, donc le déjeuner nous est servi. Comme tous les groupes, nos tables sont relativement fermées. Nous nous installons tous ensemble par tables de 10. Nous ne sommes que 20. Cela ne fait donc deux tables !

          Pendant qu'une partie de la tablée se rend au buffet, une bonne femme s'installe à notre table. Elle nous raconte sa vie : elle est descendue dans la suite présidentielle, là juste au-dessus de nous, en face de la piscine. Elle connait et rencontre toutes sortes de gens plus que très bien, etc.
          Elle monopolise l'attention de tout le monde pendant qu'elle dévore son assiette. Puis, elle s'en va cherche son déssert au buffet. On la voit revenir et ... changer de table.

          Qui était cette matrone ? En fait, il devait s'agir d'un pique-assiette, certainement sans le rond. Elle vient à Marrakech passer quelques vacances. Peut-être même y habite-t-elle. Pour manger à l'oeil, elle s'incruste dans les groupes. Elle mange avec tout le monde. Personne ne lui demande rien ... et elle rentre chez elle repue pour rien.
          C'est la première fois que nous voyons cela. Sous l'effet de la surprise, nous n'avons pas eu le réflexe de la mettre dehors. Mais, à bon entendeur : Salut ! N'y revenez pas !


Kenzi Farah

          Nous n'avons passé qu'une seule nuitée dans cet hôtel. De plus, nous sommes arrivés à minuit et partis avant 9 heures le lendemain matin. Alors, nous n'avons pas d'opignon très consolidée.

          En revanche, comme tous les Kenzi, c'est un établissement assez ancien, dix ou quinze ans au moins. Il est décoré dans des styles traditionnels. Les chambres sont très confortables. Comme il est éloigné de rues passantes, on n'y entend rien.
          Comme tous les Kenzi, le petit déjeuner est très bien organisé avec une femme qui prépare des galettes locales.

Marrakech - le Kenzi Farah : la terrasse petit déjeuner. c02213   Marrakech - le Kenzi Farah : les jardins. c02211

          Le Kenzi Farah dispose d'un atout extraordinaire : les jardins sont splendides.
  Marrakech - le Kenzi Farah : les jardins. c02215

Le Marrakech

          En sortant de la place Jemaa el Fna, on se dirige vers Guéliz. Après le Koutoubia, on passe devant la mairie. On ne peut pas se perdre, c'est la plus large avenue de Marrakech. On continue jusqu'à une place ronde avec un grand rond-point et un jet d'eau.
          Juste là à droite, un magnifique bâtiment dépasse des arbres : c'est l'hôtel Le Marrakech .

          Lors de notre premier voyage, en 1998, nous l'avions repéré : qu'il doit faire bon dans cet hôtel, si près du centre touristique. Près de tout, autant Guéliz que la Médina.
          Quand nous sommes revenus à Marrakech, au printemps 2000, nous nous y sommes retrouvés.
          C'est certainement depuis là que nous ne pouvons plus accepter les hordes de touristes des tours opérateurs à bas prix !

          Cet établissement a du être un des plus prestigieux hôtels de la ville. Mais, l'âge venant, il a perdu de sa notoriété et sombré dans le tourisme de masse. Il s'en dégage une ambiance assez morose de vedette déchue : le personnel a eu l'habitude de servir des hôtes de marque, sinon des touristes civilisés. Mais, depuis que les maîtres d''hôtels ne peuvent pas engueuler les vieilles qui prennent 500 grammes de boules de beurre au petit déjeuner, qui se rendent compte qu'elles se sont trompées de nourriture et qu'elles vont tout jeter, ils sont devenus aigris et assez intolérants vis à vis des clients débiles.
          Nous les comprenons. Mais, cela fait passer un séjour plutôt triste à Marrakech.

          S'il est vrai que le prix des voyages diminue, là, on a la démonstration que pour l'économie de quelques dizaines d'euros, on sacrifie une part non négligeable du rêve de voyage dans une contrée lointaine. Vu de France, on est content d'avoir trouvé un voyage pas cher, par exemple sur Internet. C'est l'impression d'avant de partir. Mais, quand on revient, on se dit qu'on a perdu gros en qualité de séjour pour des clopinettes.
          Si les tours-opérateurs sont conscients de ce phénomène, peuvent-ils pour autant aller contre en disant à leurs clients :
               « - nous sommes plus cher que les autres. Mais, de chez nous, vous ne rentrerez pas déçu.»
          Le client étant roi et comprenant les choses toujours trop tard, les voyages qui ont été des périodes de rêve deviennent de plus en plus mornes et ... désertés. CQFD.






 
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  Dernière modification : 20/12/2010