Marrakech
Les habitants de la médina
La première visite dans la médina est déroutante. Les ruelles sont étroites. Souvent, elles sont couvertes d'une sorte de plafonds ou de toits en roseau au travers desquels le soleil passe à peine. Elles grouillent de monde, un monde qui grouille d'activité.
Pas de fenêtre sur la rue, sinon aux étages, protégées par des grilles inpénétrables. Les quelques ouvertures sont protégées par de lourdes portes de chateau fort.
Pourtant, si on s'aventure derrière ces portes, on découvre de larges cours pleines de soleil. Les parois sont flanquées de larges balcons.
Quand c'est refait à neuf, propre comme en Europe, cela s'appelle un riad. Des chambres y sont louées. C'est la mode et c'est très cher.
Les rues sont trop étroites pour laisser passer une automobile. On n'y trouve que des voitures à âne, à mulet ou à cheval. Rarement à chevaux : l'attelage est déjà trop grand.
Si par hasard, la rue s'élargit, elle sert de place de marché ou d'étal pour les marchands riverains
Deux images fréquentes :
- une vielle dame qui vend ses produits : ici quelques légumes, plus loins de l'huile d'olive au verre, ...
- le compagnon de tous les instants : l'âne qui paraît si frêle et qui porte des charges si énormes.
Quelques vues de la vie de tous les jours :
- en 1998, les abords de la médina sont nettoyés. Ici, il ne faut pas confondre propreté et aseptie.
- en 2000 : il traverse la place Jemaa el Fna, à midi. Il n'est que transporteur. Mais, je trouve que le titre que je donne va bien avec l'exotisme de l'image : le voleur de poules.
Il y aurait bien d'autres images : l'arracheur de dents de la place Jemaa el Fna, le boulanger du quartier des tanneurs, le marchand du souk qui dort dans sa boutique, etc ...
Une autre solution : y aller voir. C'est tellement mieux.
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