Marrakech
Les souks
Les souks de Marrakech sont de deux sortes :
- les premiers, ceux qui sont visités par 90% des touristes.
- les seconds, ceux qui sont parcourus par les touristes plus courageux, certainement moins de 10%, qui souhaitent voir la vraie vie locale.
Je n'ai pas ou peu de photos sur la première catégorie. D'abord, puisque la masse des touristes la connaissent, c'est pas la peine d'en rajouter. Ensuite, elle n'est d'aucun intérêt.
En revanche, sur la seconde, j'en ai une bonne quantité d'images. En voilà quelques-unes.
Ici, nous sommes à la limite entre les deux zones.
Toutes les ruelles sont remplies d'une activité très dense : des gens s'affairent, les carioles livrent leurs marchandises ( ici, les voitures sont interdites presque partout parce qu'elles ne peuvent pas passer ).
Si dans les boutiques autour de la place Jemaa el Fna, on ne fait que vendre des gadjets, plus loins, on fabrique. Ici il y a des couturiers, là il y a des teinturiers. Ailleurs, il y a des bourreliers, des ferblantiers, etc.
Le montreur de rapace
Quelle relation lie la bête et son gardien ?
Le renard a dit au Petit Prince :
- «on est responsable de celui qu'on apprivoise».
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J'ai voulu lui donner cette photo au printemps 2000. Mais, je ne l'ai pas retrouvé.
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Les marchés aux légumes
Plus loins encore, on atteint les zones de vie naturelles. Là, les souks sont remplacés par les marchés quasiment tels qu'on les trouve chez nous. Les fruits, les légumes sont presque les mêmes que sur les étales des marchands de Provence. Comme les mamies qui vendent leur maigre production.
Comme les rues ne sont pas occupées par les véhicules, l'activité humaine est libre de s'y exprimer. Elle est d'une intensité extraordinaire.
Faire des photos dans les souks
J'ai des dizaines d'images qui ne sont pas publiables pour différentes raisons. Les personnes présentes sont trop reconnaissables, par exemple.
Comme j'essaie de ne pas voler les clichés, j'ai presque toujours l'assentiment de «la victime», à condition que l'image ne soit pas rendue publique.
D'autres fois, je ne pouvais que voler le cliché.
J'ai photographié un jour un camelot qui ronflait comme un sonneur, allongé sur les coussins de sa boutique. C'était l'heure de la sieste et il n'y avait pas de clients potentiels. Le coup de flash l'a réveillé en sursaut. Il m'a fallu du temps pour lui faire comprendre que je ne pouvais faire la photo si je le réveillais d'abord.
Une autre fois, toujours à l'heure de la sieste, alors que les allées étaient vides, un marchand faisait la poussière sur ses objets avec un magnifique plumeau. Il m'a vu au moment où je déclenchais. Il y a aussi fallu palabrer quelques minutes pour qu'il accepte d'avoir été «pris sur le fait».
Lors de notre séjour du printemps 2000, nous avons marché plusieurs jours durant dans les ruelles des souks. Il y a toujours un fait de vie nouveau à saisir.
Ci-dessous, un meuble complètement incrusté de nacre. Il était à vendre plus de 10 000 ou 15 000 F.
A côté, le marchand de charbon vend sa marchandise au kilo. On peut aussi acheter l'huile d'olive au verre.
Retour en 2005
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