Les restaurantsListe non exhaustive des restaurantsdans lesquels nous avons mangé
Nous avons déjeuné, mais surtout dîné dans beaucoup de restaurants, de Tanger à Mahamid. Nous avons donc trouvé de tout.
Les avis du Routard sont assez justes, sauf quelques erreurs d'appréciation notables en 2003. Un peu comme si d'une part les gens du Routard s'étaient fixés sur un avis de l'an passé ou que les restaurants se sont imaginés arrivés parce que l'avis était bon sur la dernière édition. En général, le déjeuner se passe sur le pouce, en casse croûte ou dans une gargotte, au risque d'avoir des ennuis intestinaux remarquables. Mais, le soir, nous mangeons dans un «bon restaurant», modeste ou pas, mais à table. Souvent, c'est la table de l'hôtel dans lequel nous sommes descendus. Nous avons donc testé de la cantine berbère de campagne jusqu'à la table presque étoilée des établissements typiques ou bien notés. Les restaurants typiques
Les restaurants des hotels de tourisme
On peut tout trouver. Mais, ce n'est pas parce que l'hotel est grand que la table l'y est aussi.
En revanche, beaucoups de ces hôtels proposent, moyennant supplément si on est en 1/2 pension ou pension, des restaurants dans lesquels ils proposent des menus locaux. C'est en général bien meilleur que la soupe populairement touristique qui est servie dans les grandes salles à b... pardon, à manger.
Le Bélère à Ouarzazate
C'est le grand frère de l'Azghor. Oui, mais pas en cuisine : ici, c'est banal, tant en nourriture qu'en service. Heureusement que les chambres et la piscine sont meilleures que la table.
L'hôtel du col de Kerdous
Si possible, manger sur la terrasse. Sous la voûte étoilée... , etc... , etc...
La salle de restaurant semble un peu guindée. Et ce, sans raisons apparentes. Si c'est la porte du Paradis, le restaurant est un peu avant. Mais, très loin de la critique violente. Et heureusement, car il n'y à rien d'autre à 50 km à la ronde. Et de nuit et sans macadam sur la route ... Les restaurants de Ouarzazate
Le restaurant Erraha
Très bonne table aussi. Le dîner sur la terrasse est très agréable, même s'il pleut.
Très facile à trouver aussi : en descendant des hôtels, prendre la rue parrallèle à la grande rue de la ville, en face la poste. Il est situé dans le même pâté de maison de la Datte d'Or, mais, en diagonale. Chez Nabil
Un peu au-dessus de la Datte d'or, sur le trottoir d'en face.
Bonne table. Prix tout à fait raisonnables. Incontournable aussi. Le Relais de Saint Exupéry
Plutôt un «bon restaurant à la française», même si on y sert des plats d'ici : ambiance chique, addition assez élevée. Mais service et assiettes de grande qualité. Plutôt avoir faim, c'est copieux.
Principal défaut : il est sur la route de Tinerhir. Il est loin du centre touristique, bien après la Kasba de Taourirt : prendre sa voiture ou un taxi. AilleursMarrakech : Chez Chégrouni
Position stratégique extraordinaire : juste en face de l'arrêt des bus de tourismes qui se rendent dans les souks, donc l'idéal pour prendre en pleine figure les horribles travers des compatriotes touristes : c'est vraiment là qu'on comprend que le ridicule ne tue plus depuis si longtemps !
Venir ici plutôt après le coup de feu pour pouvoir rester le plus longtemps possible et, surtout, disposer d'une place en balcon sur la place Jemaa el Fna. Puis, prendre son temps pour déjeuner. Tout son temps ! D'abord, de la salade marocaine au couscous, tout est bon à manger. Pour un prix, je vous dis pas ! Mais, le spectacle ! Du gars qui livre un sac tout frais sorti d'un souk... et qui craque au beau milieu de la rue ( pour la suite de l'histoire : le sac contenait 3 poulets bien dodus, bien plumés, à destination de ... chez Chégrouni ! Merci de ne plus manger la peau ! ) aux bus de touristes qui font le (très petit) tour des souks en 34 minutes 5 secondes exactement et en file indienne. Passage indispensable ! Fès
Je ne sais plus le nom de ce restaurant. Mais, il est facile à trouver : depuis la principale porte de la médina, en haut de la ville, la porte bleue, je crois, descendre 20 mètres et, la haut, au deuxième étage, dans une sorte de donjon, la terrasse surplombe la rue et la ville.
Il y a là un très bon couscous. ... et un excellent remède contre la tourista : une cuiller de cumin bien remplie. C'est plutôt sec à avaler, mais c'est bigrement efficace. autant qu'un pastis cul-sec. Heureusement, lors du deuxième passage, j'ai pu aussi profiter du couscous. Tanger
Ici, c'est simple : plus on est loin du port, meilleur c'est.
Un peu au-dessus de la Place de France, quelques rues sont habitées de bon restaurants de toutes les couleurs : typique marocain, pizzerias, etc. Pas de problème pour trouver à son choix. Un peu en dessous du Rambrandt : un restaurant espagnol : la paëlla est magnifique et le garçon est très sympa. Azila : Restaurant Salem
Très facile à trouver, en bordure de la médina, côté ville nouvelle, dans les virages. Bien.
Les restaurants de classe plutôt campagne (?!)
On n'entre plus dans des mondes connus de nos villes ou de nos campagnes à nous. Il faut laisser ses aprioris et une bonne part de sa culture pour entrer. Mais, à part quelques ennuis intestinaux, nous n'avons jamais regretté. Il est indispensable d'utiliser ces services. On y voit les vrais gens, on y mange de la vraie nourriture locale qui, en général, est tout à fait de bonne facture... et pas cher du tout. Ou c'est vraiment folklorique.
Larache
C'est là que nous aurions pu manger du «paulet» ou des «grevettes». Un des restaurants de la grande place de Larache.
Bonne animation naturelle des gens d'ici. Midelt : Chez Fatima Tazi & Fils
Nous y avons très bien mangé. Pas de touristes, donc de la vraie vie et des vraies assiettes.
Au pied de l'Oukaïmden
Une gargotte sur le bord de la route. Nous nous sommes arrêtés parce que c'était tout petit. En fait, un petit gars qui essaie de monter son affaire : tout y est : pas d'eau courante, etc.
Mais, c'est propre suivant les critères locaux. Et c'est certainement le meilleur tajine que nous ayons mangé au Maroc. Pour moins de 35 F à deux, boissons comprises. Agdz : au coin, au fond de la place
Une maîtresse femme y mène sa boutique. Et cela semble très bien marcher. Très bon repas. J'en ai quelques photos, mais comme c'est des images des personnages du lieu, je ne peux les présenter. Si vous passez par là, arrêtez vous dans cette maison.
C'est ici qu'un mendiant nous a demandé nos restes. Mahmid : la fritte la plus au sud du Maroc
Le macadam s'arrête juste à l'entrée du village. Peut-être que depuis 2000, il est allé un peu plus loins?
Nous entrons dans une salle qui se veut moderne : machine à café digne de l'Italie, et tout et tout. Que nous propose-t-on ? : omelette frittes. Marie avait parié avant d'entrer qu'on nous en servirait ! Tazenakht : ... Chez Marie
C'est la table la plus facile à trouver : il suffit de s'arrêter à Tazenakht, on s'arrête obligatoirement devant le restaurant
La Marie
.
Attention aux averses violentes, même sous la toile de l'auvent. Volubilis : dans le site romain
Pourquoi chercher ailleurs ? C'est tout à fait local, mais propre. Le repas est correct et à un prix tout à fait raisonnable.
Bou Trarar : chez le jeune Mussipontain
Au coeur de la vallée des roses, nous rencontrons un jeune Français, fils d'immigré, qui retape la maison de sa famille pour en faire un auberge. Loin des passages touristiques et du macadam, il a le courage de quitter les aises qu'il à connu en France pour fonder une famille et un commerce, de retour chez ses parents. C'est l'immigration à l'envers !
Mention particulière
Nos conclusions
Toutes les tables que nous avons pratiquées ne sont pas là. Il manque Ingerm, le village du Tichka, le petit restaurant sur la route de zagora, les restaurants de Taliouine, Tiznit, Oualidia, Errachidia ( où il y a des toilettes particulières pour les touristes : demander la clef !), et d'autres encore.
Première recommandation : les avis du Routard sont en général assez justes. Ils sont d'autant plus justes que le nombre d'étoiles au guide local, faute de Michelin, sont peu nombreuses. Par rapport aux remarques du guide, c'est dans les «grandes tables» que nous ne sommes pas toujours d'accord avec leurs avis. Mais, si on ose sortir des sentiers du Routard, il suffit d'oser, et on n'en meurre pas, on apprend plein de choses de la vie. Si on décide de quitter les autoroutes touristiques, il faut se départir de nos concepts de gens «civilisés» et se laisser pénétrer par la culture locale. Par exemple, manger un tagine dans le Tichka à la même table que des bergers berbères, cela donne un goût tout à fait particulier : il y a plus de légumes que de viande et l'assiette n'est peut être pas aussi remplie que chez nous. Mais l'obésité, le cholestérol, le diabète, le surpoids et toutes ces sortes de choses, ils ne connaissent pas. Cela ne les empêchent pas de vivre. Quand à l'accueil, dans les restaurants de seconde zone, il est trop souvent meilleurs que dans les meilleurs hôtels de Marrakech ou d'Agadir. Peut-être n'y parle-t-on pas le français aussi bien, mais le coeur n'y a rien à voir. Petite remarque : j'ai rencontré des amis qui passent leurs vacances depuis plusieurs dizaines d'années là-bas. Leur conclusion : « - Cela fait du bien d'entendre des mots sur le Maroc qu'on n'osait pas dire de peur de ne pas être cru. C'est vrai que c'est un autre monde avec des gens d'une hospitalité adorable. Mais, il est vrai que ce n'est pas après un séjour d'une semaine en club complètement fermé qu'on s'en rend compte.» |