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Quelques images singulières

Des choses hors de notre commun


Les bases de la vie

Peut-être l'image la plus grâve ?  
L'élément essentiel :
          Pourquoi faut-il se prémunir des dégâts que les touristes sont capables de provoquer dans la ressource indispensable dans un pays chaud et sec ?

          Dis, touriste, c'est quoi un robinet ?


          Deux habitats traditionnels :
               - la maison de terre : la matière première pour la construction est puisée à même le sol de la construction.
               - les grottes dans la montagne abritent encore les berbères nomades qui vivent là toute l'année.

Le béton du Maghreb.   La vie troglodyte.


          Partout, partout : des traces de pas :
          Dans le lieu le plus reculé, le plus désertique, le plus lunaire : il y a quelqu'un qui marche.
          Quelqu'un qui marche seul ou avec son inséparable compagnon : l'âne toujours portant des charges quatre fois plus grosses que lui.

Traces de pas.   Le plus fidèle compagnon.


Le soleil, maître des lieux
          Soleil, soleil et soleil. Au point que la terre ressemble à une amphore cassée : de la terre cuite comme dans un four.

          Mais, cette image ne peut plus être faite : du macadam a poussé à cet endroit, sur la route des Gorges du Todra à Tamtatouchte, près du mausolée.
  Le soleil qui cuit tout.

La vie de tous les jours

Femmes de somme.  
Bêtes de somme
          Il y a trois sortes de bêtes de somme, ici :
- les ânes : inséparables compagnons des paysans et de bon nombre de citadins ;
- les mobylettes : plutôt en ville, là où les distances doivent être franchies assez vite, mais pas trop pour que le plein dure le plus longtemps possible ;
- les femmes : les paquets d'herbe pèsent souvent plus de 30 kilos. Et dans ce cas précis, les gamines d'une quinzaine d'années ont 3 à 5 km à parcourir en pleine montagne. ( Vers Oukaimeden, la station de sports d'hiver de Marrakech ). Même s'il suffit de descendre, imaginer que les chaussures ne sont pas en cuir ni les semelles en Vibram. C'est certainement l'image la plus négative du pays, même si ces jeunes filles ou jeunes femmes sont pleines de vie.


Il n'est de richesse que d'hommes
          Intérieur berbère, à 2800 mètres d'altitude, en pleine montagne.
          Sont-ils pauvres ? Suivant notre regard de «civilisés», certainement, puisqu'ils ne possèdent pas tout ce qui ne nous sert à rien, ou presque.

          En revanche, même s'ils n'écrivent pas, ils vivent. Durement, mais, ils vivent.
  Richesse de Berbères.

Le repos des corps :
          - la nuit à la belle étoile, sur la terrasse ;
          - le jour à l'ombre, avant de reprendre la route. ( Plus maintenant, car cette grotte a été cachée par la construction de la route dans les gorges du Todra ).

Réveil sur Tinerhir.   Sieste au Todra.


          Partout, dans tout le pays, quand la chaleur du jour s'appaise, les gens se rassemblent, les femmes ici, le hommes là, pour profiter du calme du soir.

          On retrouve cette habitude chez nous, dans les cités.
  Repos du soir, place Jamaa el fna.

Le meilleur et le pire : l'eau

          L'élément premier de la vie : l'eau.
          Ici, la source dans la montagne, soigneusement entretenue par les nomades.


          L'élément destructeur : l'eau.
          Il a plu pendant 3/4 d'heure. Déjà les cataractes descendent de la montagne, gorgées de terre. Les routes sont traversées par des torrents furieux.
  L'eau dans la montagne.

Un orage a éclaté.   Les routes sont coupées.

La « civilisation »

          Nous, nous habitons « un pays civilisé », plein de moyens. Pour nous distraire, nous visitons les pays «qui ne sont pas à notre niveau de civilisation» avec des moyens super puissants.
          Par exemple, ici, devant un hôtel, très tôt, le matin, au moment où les autochtones rentrent des champs, déjà fourbus des travaux agricoles, les héros, qui ont du se lever très tôt, vont partir à la recherche des origines de leur supériorité supposée, entassés dans des 4x4 desquels ils ne verront rien, tellement cela va vite et que le plafond est bas.

          Ou alors, pour nous donner bonne conscience, nous réécrivons l'histoire au travers de films historiques. Ici, « La bible ».
          Cette construction en carton pâte se désagrège déjà. Encore un ou deux hivers et ce ne sera plus que tas de débris.

Départ pour les frissons du désert.   Les splendeurs des décors de cinéma.


La circulation

          Circuler à véhicule n'est pas un long fleuve tranquille !
          Côté code de la route, la signalisation, c'est comme en France à 98 %. Quoique plus simple et donc plus facile à lire, à interpréter et à respecter. En revanche, pour ce qui circule, c'est à peu près similaire à ... 2 %.
          Exemple : il fait presque nuit, entre chien et loup. Une ombre vient. Qui ressemble à un deux roues. Oui, c'est une mobylette. Mais, attention, il y a un truc : il faut la croiser de loin. Ce n'est qu'un pressentiment, mais...
          En effet, bien il m'en a pris : le porte bagage était occupé par un adulte ... qui portait son vélo en bandoullière !

          Il était trop tard et trop sombre, c'était trop fugitif pour faire une photo. Mais, en voici d'autres :

Histoire d'Evasion

          En pleine montagne dans la vallée des roses, sur une piste où il n'y a personne ... ou presque : au détour d'un virage en épingle à cheveux : un mouton égaré.
          En belle route : le goudron tout neuf est bien chaud. Il faut du temps pour qu'il durcisse. Cela laisse des traces sur la carrosserie !

La brebis égarée.   Frais, le goudron, frais !.

Quelques véhicules spectaculaires

          - Pourquoi les camions de paille sont-ils aussi lourdement chargés ? Parce qu'il n'y a pas de ponts pour limiter le gabarit.
          - Chargement courant : autant de bonshommes que de charge utile. Quoi que ce type de chargement tend à se limiter, sinon à disparaître. Dans ce registre, le plus étrange a été : dans la nacelle, au dessus de la cabine, donc du conducteur d'un pic-up 404 : une vache.

Camion à Boumalne de Dadès.   Rendez-vous aux courses près de Casablanca.


          Autres contextes :
          - Station service à Marrakech.
          - Transport en commun en pleine montagne.

Faire le plein à Marrakech...   En route, sur une piste ...

De la signalisation

          - Epitaphe commerciale à Essaouira
          - Même si la vitesse est réduite, il faut lire vite : rond-point à Zagora


Enseigne publicitaire à Essaouira.   Zagora : aux portes du désert.



 
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  Dernière modification : 20/12/2010