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Sur la route d'Imilchil


          Imilchil est une ville en pleine montagne. L'accès est aujourd'hui facile par Errachidia et Rich. Mais, le goudron n'est là que depuis peu.
          Depuis Tinerhir, la route par Ait Hanni et Agoudal n'est toujours qu'une piste. Même si la chaussée est préparée pour recevoir le bitume, il ne s'agit encore pour une grosse partie que d'un chemin de champs.

          Nous avons décidé de faire le tour par la montagne : Tamtattoucht, Msemrir, Agoudal, Imilchil. Retour par Ait Hanni. Lors de notre premier voyage au Maroc, en 1998, les tours en 4x4 proposaient cette randonnée sur deux jours. Aujourd'hui, on peut la faire sur une seule journée.
          Nous reprenons donc pour la troisième fois le col vers Msemrir. Arrivé là, on bifurque à droite, vers le fond de la vallée du Dadès.

          La vallée, qui semblait s'étrangler dans les lacets en aval de Msemrir, redevient une terre hospitalière. Elle n'est pas très large, de l'ordre du kilomètre en moyenne. Mais, elle dure, elle dure ... Des champs de pommes de terre en fleur. C'est aussi beau que des jardins publics.


3° étage de la vallée du Dadès.   Maison particulièrement travaillée.

          Le goudron ne dépasse pas la grand'rue de Msemrir. Maintenant, jusqu'à rejoindre la route de Rich à Imilchil, c'est de la piste. Près de 100 km sans goudron dans une montagne magnifique.

La montagne au fond du Dadès.   La montagne au fond du Dadès.
          Depuis longtemps, nous nous demandons comment les Berbères s'approvisionnent en eau. Voilà une réponse.
          Dans la montagne, une source. Les bergers ont construit une sorte de bassin pour procurer un abreuvoir au bétail. Et ils viennent se ravitailler régulièrement ici.
          La tente est montée à 200 ou 300 mètres en dessous.

  La source des Berbères.

          En dehors de la grande fête annuelle des célibataires, la ville d'Imilchil ne présente aucun intérêt pour le tourisme. Sinon que c'est une ville de campagne. Et c'est un euphémisme !

          En revanche, la période de la visite permet de voir la moisson :
          Les femmes coupent le blé à la faucille pendant que les hommes transportent les gerbes. Ou plutôt pendant que les hommes conduisent les ânes et les mulets qui transportent les gerbes.


Les champs de blé à Imilchil.   Une moissonneuse.

          Si la visite d'Imilchil ne vaut pas le déplacement, le circuit, en revanche est très bien. C'est une vraie étape de piste : les routes sont superbes. les paysages sont changeants, les agglomérations typiques, comme Agoudal.
          Lors du retour, la piste est très bonne jusqu'au col au dessus de Ait-Hanni. La descente, elle, est de la vraie brousse.
          Puis, le retour sur Tinerhir par le bitume est rapide. C'est la première fois qu'on fait le parcours Tamtattoucht - Tinerhir dans ce sens. Nous n'avions jamais senti que la pente était aussi marquée dans cette vallée. Cela ne finit pas de descendre.






 
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  Dernière modification : 21/12/2010