Todra - Dadès
Magnifique circuit en 4x4
C'est le circuit touristique en 4x4 type du Maroc. Tout le monde le fait. Mais, même si c'est une autoroute, le voyage vaut les quelques Dirhams demandés par le guide, même si, aujourd'hui la partie Gorges du Todra - Tamtattoucht est recouverte de macadam.
Le circuit est faisable depuis Ouarzazate ou depuis Tinerhir. Nous l'avons fait à ce jour 3 fois :
- une fois en groupe depuis Tinerhir, en 4x4 loué avec conducteur
- deux fois seuls avec notre 4x4
La route n'est pas dangereuse du tout. Il faut néanmoins un minimim de prudence, notamment lors de la descente vers Msemrir : si les paysans de la montagne remontent avec leurs anes surchargés, il est indispensable de leur faciliter la route : ne pas obstruer le chemin pour les faire passer dans la caillasse. C'est un minimum de savoir vivre que nous leur devons.
Le plus gros problème est de trouver la bonne direction à Tamtattoucht. Nous avons rencontré des gens qui ont abandonné là. En effet, les indications sont des plus farfelues pour égarer les touristes dans les carrières environnantes.
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Qui a inventé la terre cuite ?
Personne. Elle a été découverte.
Le soleil travaille ici depuis la nuit des temps. Sauf que, si cette photo de 2001 n'a pas beaucoup d'intérêt artistique, elle a le privilège de ne plus pouvoir être faite aujourd'hui.
En effet, à la place de ces tessons de terre, aujourd'hui, il y a du macadam !
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Passage à la civilisation
Eh oui, c'est arrivé. L'asphalte a traversé les gorges du Todra pour aller jusqu'à Tamtattoucht et même plus loin. Il s'arrête devant Ait Hani.
Est-ce dommage pour les touristes ? Certainement, quoique la vallée n'est pas du tout défigurée par la route. Le seul point noir est le gué à l'entrée des gorges. Un imbécile ( je me permets d'utiliser ce mot parce qu'il n'y en a pas d'autres ! ) a trouvé bon de construire un erzatz de pont sur la rivière. Tout le cachet en est détruit complètement.
Il y avait un argument naturel pour que les automobiles passent là tout doucement. C'était beau, c'était typique, c'était ludique, c'était rafraîchissant,c'était tout ce qu'on veut. Mais alors là, le semblant de pont est complètement ridicule. Ce n'est pas parce que 2 jours par an , le gué est infranchissable qu'il méritait cette horreur. D'autant que dès le premier gros orage dans la montagne, une crue se fera le malin plaisir d'envoyer cette ridiculosité ad patres. Alors, les restes resteront là, en tas de ce que vous voudrez, en attendant un hypothétique nettoyage. Enfin, si le Roi désire décerner un bon point d'horreur à l'un de ses sujets, je lui propose l'auteur de ce raté monumental. Et d'après ce que j'en ai pu discuter, soit avec les gens du cru, soit avec les touristes, s'il y avait une chose à ne pas faire, c'est bien celle-là.
Pour le reste, la route est très belle. Elle ressemble tout à fait à une route dans une vallée des Alpes vers Briançon ou ailleurs. Il est évident que pour les gens d'ici, cela est un vrai plus. Les touristes qui n'ont pas connu la piste ne se rendront compte de rien. Pour les autres, ils ont une raison de se laisser aller à la nostalgie. Donc tout est bien pour tout le monde. Sauf cet horrible pont !
Les deux images ci-dessous ont été prises à peu près au même endroit, à deux ans d'interval. Les voitures sont quasiment à la même place.
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Tamtattoucht
Ou le village qui connaît le mieux le Guide du Routard !
C'était le premier village d'après
le bout du monde.
Maintenant, avec la civilisation, il est devenu l'avant dernier. ... Si on considère que le monde s'arrête au bout de la route goudronnée. Ce qui n'est peut-être pas un critère parfait.
En tout cas, le Guide du Routard n'est pas passé très discrètement ici, à en croire la taille des pancartes ! Et l'arrivée du macadam n'a pas arrangé les choses.
Redevenons sérieux. Après le passage des gorges du Todra, la route grimpe entre des falaises arrides. Rien. Rien que des cailloux sur plus de 10 km. Rien ? Si on regarde bien, on rencontre quelques frimousses dans les rochers, là-haut. Et puis, au détour d'un virage et d'un dos d'âne, une agglomération. Très étendue. Derrière les maisons, des taches vertes, des champs, des prés, des palmiers, la vie, quoi ! Et bien non, ce n'était pas le bout du monde puisque le monde continue, même après le goudron.
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Images de 2001. C'est la piste
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En 2002, quand nous sommes passés, la route se construisait dans le village.
En 2003, la traversée du village est goudronnée. Mais, les ravages du sables commencent à se faire sentir : le bitume en est dèjà recouvert.
Immuable, la tente berbère est toujours là, perchée sur sa terrasse.
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Images de 2002 & 2003. Aujourd'hui, l'asphalte est là
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La route de montagne
Cette excursion en 4x4 est certainement la plus courue de l'Atlas : elle est très facile et propose un passage de col à 2800 mètres d'altitude.
La seule vraie difficulté est de trouver le début de la piste à la sortie de Tamtattoucht. Bien suivre les indications du Routard et pas les panneaux indicateurs sur le chemin. Il faut traverser complètement le village et monter dans la colline. Puis, quand on est sur le plateau, il faut trouver les traces de roues qui vont plutôt sur la gauche, mais pas complètement à gauche.
Cette route est faisable aussi en VTT. Un ami l'a faite. Il est rentré enchanté. Attention : dans le sens Todra - Dadès, cela monte doucement. Dans le sens Dadès - Todra, la côte est raide !
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Rencontre avec des Berbères en 2002
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A quelques 200 ou 300 mètres sous le col, soit à plus de 2500 mètres d'altitude (imaginez le Brévent, derrière Chamonix, là ou arrive le téléphérique) une famille berbère vit sous sa tente.
C'est une famille de 5 enfants, dont un est déjà marié. Elle vit là toute l'année, l'été sous la tente, l'hivers dans une grotte.
La richesse matérielle s'arrête à quelques gamelles et un métier à tisser.
Lors de notre passage, les filles ainées fabriquent un bât pour un âne. Elles passent donc 3 mois à deux pour construire un tapis qui transportera toutes denrées imaginables sur le dos d'un baudet. Si on considère qu'elles travaillent environ 4 heures par jour, pendant 60 jours sur la période des trois mois, à deux, combien coûte ce bât ? Je laisse le soin au lecteur de faire le calcul !
Les tissus qui sont sur les cailloux, devant la tente sont en fait du linge mis à sécher. C'est une coutume qu'on rencontre dans tous le Maroc : si les buissons sont tout bariolés, c'est que les lavandières ne sont pas loin. Mais, au fait, où ont-elles trouvé de l'eau pour y laver leur linge ? On n'en a pas vu une seule goutte depuis le village, dans la vallée.
Quand nous sommes repassés en 2002 et 2003, l'emplacement de la tente était vide.
Néanmoins, quand nous passons par là, nous montons avec des denrées fraîches et nous en donnons aux enfants. Je ne sais si Mustapha (*) nous laisserait faire, mais, cela ne nous coûte rien, alors qu'il leur faudrait plusieurs heures de marche pour en trouver au souk le plus proche.
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Rencontre avec des Berbères des montagnes en 2001
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Le tour Todra - Dadès avec retour par la vallée Boumalne - Tinerhir prend une demi-journée. Si on veut profiter des choses, il est bon de prévoir une journée.
A l'arrivée à Msemrir, l'itinéraire peut prendre deux directions :
- à gauche vers la basse valée du Dadès, très jolie. On retrouve le macadam dès qu'on entre en ville
- à droite vers Agoudal et Imilchil. La piste dure jusqu'au retour à Ait Hani, une dizaine de km avant Tamtattoucht
La deuxième solution est beaucoup plus longue. Nous sommes rentrés à près de 21 heures à l'hotel Amazir. Mais, le trajet est grandiose.
* Mustapha :
c'est le guide qui nous a fait découvrir le Maroc lors de notre premier voyage, en 1998.
Remarque :
si la photographe de la dernière image se reconnaît, merci de me faire un petit mail. Je me ferai un plaisir de lui envoyer le CD-Rom complet de nos voyages.
Retour en 2005
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