La vallée des Roses
Encore un haut lieu touristique. Ici aussi, tout est à découvrir, à voir et à revoir.
Un petit défaut ou un avantage : le goudron n'est pas encore arrivé. Alors, le tourisme de masse n'est pas encore là. Nous y sommes venus la première fois en Evasion. Ca passe, mais on sent que les limites du véhicule sont tout près. Quoique, pour les gens d'ici, y a pas de problème.
Nous y sommes revenus en 4x4. Alors, là, on ne circule plus dans la même cours. On peut vraiment visiter la vallée.
La fête commence dès qu'on quitte la grand route, à el Kelaa des M'Gounas. Il suffit d'oser s'enfoncer sur la route à gauche en venant de Ouarzazate, près le la gare routière. Dès les 200 premiers mètres, le goudron s'estompe pour laisser la place à la piste. Très dure et bien roulante ici, mais attention à la poussière !
Le circuit el Kelaa - Tourbist - Bou Thrahar - Boumalne peut se faire en voiture. Attention de ne pas aller trop vite. Nous avons vu une belle berline avec plein de monde autour : le poids des passagers était néfaste au bas de caisse de la voiture ! A part cela, la récompense est grande, tellement cette vallée est grandiose.
A Tourbist, nous sommes tombés sur des pays : des jeunes de Meurthe et Moselle qui étaient là en vacance dans la famille. Malgré leurs efforts, nous n'avons pas pu nous faire servir un repas à l'auberge du village. Vendredi, à 13 heures, il ne fait pas bon avoir faim de nourriture terrestre, ici.
Le panorama mérite l'attente éventuelle de repas.
La route de Bou-Thrahar n'est pas facile : un col très raide, en altitude. Attention à la température du moteur. A plus de 1500 mètres, les joints de culasse cassent très facilement, si on force un peu trop. Mais, le panorama ...
Attention en arrivant en haut du col : le comité d'accueil est là : un mouton , perdu, tout seul ... puis, le coup d'oeil sur la vallée.
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Faute d'avoir pu déjeuner à Tourbist, nous avons mangé à Bou-Thrahar, chez un jeune Lorrain qui essaie de mettre en route une auberge dans la maison familiale qu'il rénove.
De là, si votre véhicule le permet, il faut aller vers l'Atlas : le chemin est sublîme. L'habitat à flan de falaise, dans une couleur ocre-rouge brillant sous le soleil, les gorges splendides en amont, sur la route de l'Atlas. Tout est magnifique...
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... sauf cette remarque à même la roche, pendant qu'un viel homme répare les petites digues le long du ruisseau pour éviter les pertes d'une eau si rare.
Pourquoi a-t-elle été écrite ? A cause des méfaits des autochtones ou de ceux des touristes ?
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Dans les immensités de rocaille et de sable, où on ne voit personne, il existe deux types de traces humaines en grand nombre :
- des traces de pas. Partout, des sentiers dont les traces semblent fraîches. D'ailleurs, il est très fréquent de croiser quelqu'un qui marche. Il vient d'où ? Il va où ? Pas une trace de vie en dehors du marcheur.
- des murs : des enceintes de terre ou de cailloux, quelques centaines de mètres en rond, en carré, en rectangle, en patatoïde, qui ont toutes la même caractéristique : elles sont vides : pas de trace d'habitat, pas de trace d'utilisation à des fins de clôture. Rien. Pourquoi ? Parce que c'est la trace intengible de propriété. Même si on n'en fait rien, le mur indique que cela appartient à quelqu'un et la propriété est respectée.
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En fait, quand l'oeil s'aguerrit, on remarque des traces de vies partout : soit une étable en ruine qui abrite un troupeau et les gosses qui le gardent, soit des grottes dont les traces d'habitation sont tengibles ou que les habitants s'affairent aux alentours.
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Quelque part, au pied d'une colline, près d'une trace d'oued, mais bien à l'abri des innondations, parmi quelques palmiers qui gagent de la présence d'eau, on rencontre un village, un bourg, un hameau.
Des ruines ? Pas toujours. Si cela ne sert pas d'habitat principal, cela peut être un abri temporaire.
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Une règle : l'habitat a obligatoirement la couleur de la roche des alentours. Rien de plus facile ! Il suffit de se servir de la roche ou de la terre des alentours.
Exemple, ici, des hommes fabriquent un mur, certainement un mur d'enceinte de propriété. Une équipe pioche la butte à 20 mètres de la maison à construire. Une équipe mouille et malaxe la terre pour la rendre maléable, un peu comme de la pâte à modeler. Une troisième équipe empile les blocs ainsi ontenus et les tassent entre deux planches identiques à des palplanches. Et le mur grandit à bonne vitesse et beaucoup de sueur.
L'homme qui pioche m'a dit : « - C'est le béton du Maghreb »
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La construction en pisé existe encore dans toutes les contrées qui disposent de terre. Si le principal défaut est que la pluie fait fondre les constructions tels des morceaux de sucre, les avantages sont encore énormes :
- d'abord, il faut maintenir les constructions existantes. Cela représente une grosse part de l'habitat. Par exemple, la réparation du toit d'une ferme à Bou Thrahar.
- la construction n'est pas cher. Et les artisants qui ont le savoir-faire existent. Par exemple, la réalisation d'un plancher en bambou qui sera recouvert de terre battue.
- les qualités thermiques de ce type de construction sont éprouvées. Les maisons sont fraiches quand il fait chaud, douces quand il fait froid. Rien à voir avec les étuves qu'on fabrique en parpings de béton.
Si partout il y a des hommes, partout aussi, il y a des animaux. Ici un iguane qui se demande ce que peut lui vouloir cet sorte de visage pâle avec une grosse boite noire qui fait des éclairs.
Retour en 2005
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