Logo. Vous êtes ici : Site de Michel MAGNIER > La Guadeloupe > Les chutes du Carbet >

Les chutes du Carbet

Une randonnée qui se mérite.

Simple comme une rando de 4 heures !

          Simple : vous montez dans votre voiture. Direction Capesterre-Belle eau !
          Oui, mais depuis Grande-Terre, prévoir une bonne heure de route depuis l'approche de Pointe à Pitre. Donc, un peu plus si vous venez de plus loin, Ste-Anne ou St François, par exemple..

          Toujours simple : vous suivez les panneaux .
          Pour une fois, il y en a. La bifurcation vers les cascades du Carbet sont bien indiquées sur des panneaux type Tourisme.
          Juste une petite seconde d'attention : le carrefour est caché dans un virage à droite. On ne le voit qu'au dernier moment. Mais, c'est pas grâve, ici, on roule rarement au-dessus de 60 km/h !

          Encore simple : vous montez... Montez...
          Vous ne voulez pas marcher ? Aucune importance : la route d'accès aux chutes est en elle même un joyaux : bambous, fougères arborescentes, oreilles d'éléphants, etc. Alors, prenez le temps d'observer, d'admirer, d'en prendre plein les yeux.

          Un peu moins simple : il faut garer la voiture.
          Si vous arrivez un jour d'affluance, je conseille d'aller jusqu'au rond-point, de décharger les convives et de redescendre en évitant à une grosse part de la carretée de faire 1 km désagréable.

          Quelquefois pas simple du tout : attendre le feu vert des gardiens.
          En effet, la première cascade n'est ouverte que les jours sans risque d'averses tropicales. Au pied de l'escalier, on peste si le ou la gardienne n'autorise pas le départ. Mais, quand on est monté une fois, on sait pourquoi ils sont draconiens ! J'ai vu être obligé de rebrousser chemin 3 fois avant de pouvoir monter.

          La première récompense : si le temps le permet, la vue sur les deux cascades (ci-contre)
          On peut y aller même en fauteil roulant... jusqu'au point de vue à 100 mètres au-dessus du chalet des gardes.
          Si on voit la première cascade, celle d'en haut, on peut être à peu près sûr de pouvoir y monter. Mais, à peu près seulement !
          La deuxième, celle d'en bas, on peut toujours y aller. C'est un simple boulevard pour randonneurs du dimanche.
Alt

Ici, on est en montagne !

          ... Et on doit agir comme si on était au beau milieu des Alpes ou des Vosges en novembre !
          Le moindre nuage et la température de tropicale tombe à celle qu'on a l'habitude de croiser sur les pistes de ski les jours où il ne fait pas bon skier, justement ! Non, je n'exagère presque pas !

          Aujourd'hui, les nuages sont à mi-hauteur de la deuxième cascade. Et les nuages, à 1000 mètres d'altitude, c'est comme en métropole, c'est invivable !
          D'autant plus invivable que, comme à l'habitude, on a oublié les cirés et les petites laines.

          Donc : si les gardiens disent : « - On ne passe pas! » , ce n'est pas de gaité de coeur. Même s'ils ne paient pas la note de l'hélicoptère qui va chercher les récalcitrants, il y a des jours où l'hélicoptère ne passe pas ! Et passer une nuit en altitude dans l'eau glacée, on n'en ressort jamais intact.
Alt

Pour les touristes : la deuxième chute.

          Pourquoi : pour les touristes ?
          L'accès est un sentier entièrement construit de routes soit en ciment, soit en pierre, soit d'escaliers en bois.
          Tout y est sécurisé au maximum. Seul petit problème éventuel : la glissade si les chaussures ne sont pas de bonne qualité. Mais, encore, on peut y aller en tongues. Pani pwoblem !

          Ensuite, la promenade dure une petite vingtaine de minutes. On peut mêm y aller en poussette. Qu'il faudra porter dans les escaliers. Mais, ça passe.
          On y rencontre tout public, des bébés aux autobus du troisième âge en quête de sensations fortes.

Alt
Alt
Le chemin tout tracé
          Voici un exemple de passage du chemin vers la deuxième chute. Ici, c'est des pontons en bois, recouverts de grillage anti-dérapant. Milieu humide oblige.
          Ailleurs, c'est soit du chemin de pierre très facile à travailler, soit quelques passages en ciment.


          Crosses de fougères en train d'éclore.

Alt
Alt
Alt
« Petites chutes » du Carbet
          Des petites fontaines arrosent la falaise, le long du sentier. Cette eau est potable, aux dire des ouvriers qui ont construit le sentier.


Responsable de l'interdit de visite.
          En 2004, un tremblement de terre a fait s'écrouler 8000 m3 de rocher dans le lit du Carbet.
          Le pont suspendu est brisé (pas par les rochers !). Et la visite est interdite au-delà de la toute petite plateforme qui accepte au plus 10 visiteurs.
          De plus, un arbre pousse juste dans l'axe de vue de la deuxième chute. Donc, pour la visite ... Il y a presque de l'arnaque !

Alt
De l'arnaque ? Non, De la sécurité !
          Effectivement, cette trace est conçue pour la visite du plus grand nombre de visiteurs, de tous âges, de toutes conditions physiques. Et il y a tellement de choses à voir autour de la chute qui n'est ... qu'une chute d'eau, que le plaisir est à chaque pas. Il suffit de savoir regarder.
          Ci-contre, par exemple , la taille de la feuille de fougère est donnée par le bras et la main qui la tiennent.

          Nous sommes en pleine forêt tropicale luxuriante.
          Avec son principal revers : tout y est humide. Mais, n'est-ce pas un peu pour cela qu'on vient en Guadeloupe ?


Alt

Petit retour sur la route d'accès aux chutes.

Alt
Quelques vues ...
... prises au travers du parebrise de la voiture.
          Donc, d'une qualité moindre, compte tenu de la trace de la vitre.

          Mais, cela donne bien l'allure générale de la grimpette.
Alt Alt

Pour les vrais marcheurs : la première chute

Alt Alt
Au début, ...
... c'est comme pour la deuxième chute: c'est le tout même chemin :
- l' escalier en bois large comme une autoroute ! (Attention au retour, il marche nettement moins bien à l'envers !)
- le pont sur le Carbet, avec ses piscines très engageantes ...


          Puis, on oublie de tourner à gauche.
          Et là, les ennuis commencent : les planchers disparaissent au profit d'un sentier « comme à la montagne ».
Alt
... Ensuite ...
          Ce n'est pas pour autant une forêt vierge.
          Les portions de sentier trop difficiles sont aménagées, soit par des rampes de cordes, soit par des marches d'escaliers ... qui n'en finissent pas.
          Ce n'est pas que le sentier en lui-même soit très difficile. Il y a nettement pire dans les Alpes, par exemple. Mais, ici, les quantités d'eau qui dévalent à chaque averse rendent les sols fragiles et très glissants.

Alt Alt Alt
Alt
Enfin ...
... après presque 2 heures de montée dans la chaleur tropicale, malgré la forêt qui protège efficacement du soleil, la première vue de cette
première cascade du Carbet !

          Allez savoir pourquoi, dès qu'on apperçoit cette chute de 110 mètres de haut, comme par miracle, les souffrances de la route disparaîssent.
          Juste un instant, car après une longue montée, on perd presque 100 mètres de dénivelé pour accéder au pied de la chute. Et ceux-là, ils seront durs à reprendre !


          Le sentier arrive loin des chutes. Pour les voir de près, jusque dans le bassin du pied de la cascade, il faut escalader des rochers, traverser plusieurs fois le cours d'eau. Mais, le jeu en vaut la chandelle.
          Prévoir une demi-heure minimum aller-retour. Et, n'emmmener que les gens capables de grimper sur des rochers sans crainte.



          Attention : le temps de montée donné par les gardes, au chalet, est plutôt optimiste. Donc, de l'heure 3/4 indiquée en bas, n'espérez pas gratter des minutes ! Sauf à être une troupe de grands marcheurs très aguerris.
Alt
Jusqu'au pied de la cascade
          Le sentier s'arrête en bordure du torrent, de 30 à 50 mètres en aval de la chute, en dénivelé.
          Pour atteindre vraiment le pied de la cascade, il faut gravir un chemin qui n'est pas tracé entre les rochers et les éboulis.
Alt
Pour le plaisir de mettre un doigt dedans !
          Ou plus, si affinité...

          Nous sommes vraiment ici au pied de la première cascade.
          L'eau vient de la Soufrière. C'est le soufre qu'elle contien qui donne ces couleurs aux rochers.

          Il est temps alors de se reposer un peu, de se nourrir, de boire un bon coup.
          Attention de ne pas monter jusqu'ici sans un minimum vital :
- au moins 1,5 litre de boisson par personne. Par expérience, 1l est tout juste suffisant.
- de la nourriture énergétique : barre de céréal, aliments sucrés ou autres.
          D'ailleurs, les gardiens ont bien posé les bonnes questions : sans boisson, sans nourriture, ils « ne laissent pas passer ». A tout le moins, ils auront prévenus.


Alt
Alt
Un peu de tourisme
          Avant de redescendre, ne pas oublier de profiter des décors.
          Marie-Galante, au loin, dans la brume, c'est pas mal du tout.

          La légende dit que Christophe Colomb lui-même aurait découvert les chutes du carbet depuis la mer.
          C'est en effet tout à fait possible, vu d'ici.
Alt

Pourquoi le véto des gardiens ?

          A l'arrivée au chalet des chutes, un ou deux « cerbères » se jettent sur vous en vérifiant la qualité de votre équipement, celle de vos victuailles avant de vous laisser grimper à la première chute.
          Ce ne doit pas être toujours facile pour les gardiens de faire comprendre qu'on n'est pas dans un square public d'une de nos villes de province ou d'ailleurs.
          En dehors des conditions tropicales difficiles pour la marche, il est un obstacle redoutable, qui peut même devenir mortel : la rivière ci-dessous qui ressemble à un petit ru bien tranquille peut en fait, en quelques minutes, après une pluie sur le massif du volcan, devenir un torrent impétueux absolument infranchissable.
          Un chiffre simple : il est tombé en un week-end 1,2 mètres d'eau sur la Soufrière. En métropole, c'est moins d'un mètre par an . Et, vu des chutes, il est absolument impossible de se rendre compte de ce qui tombe sur le volcan.

          Mesdames et Messieurs les gardiens, pardonnez-moi de voous avoir traité de « cerbères ». Mais, ce n'est qu'après avoir gravi la trace qu'on se rend compte des dangers réels de ce beau parcours.
          Merci de bien faire votre travail pour la sécurité des inconscients que nous sommes trop souvent.

Dernier coup de clé

          En septembre 2011, nous avons eu du mal à trouver le jour pour monter là-haut. Nous avons fait 3 tentatives. En redescendant, nous avons rencontré les constructeurs des aménagements de la trace.
          Ici, c'est l'image du dernier coup de clé de cette construction qui a durée plus de 3 mois.

          Merci à ceux qui ont fabriqué ces ouvrages, qui ont apporté les morceaux, pièces à pièces le long de ce sentier que chacun gravira seulement une fois dans sa vie. Peut-être deux.

          Incontestablement, si vous venez en Guadeloupe, que vous aimiez marcher, que le temps le permette, celui qui passe ici si vite ou celui qu'il fait pas toujours aussi beau qu'on l'imagine, montez aux chutes du Carbet.

          Un seul mot : c'est magnifique !

          ... Mais, cela se mérite.

Alt Alt




 
Ecrit et composé avec GenPh© -CopyrightDepot.com 00035368- V 2.010-5601-MMag du 26/12/2006

  Dernière modification : 28/02/2012