Pôle Caraïbe
L'aéroport de Pointe à Pitre : premier contact avec la Guadeloupe
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« Le grand crocodile », au loin, à gauche, à l'horizon, c'est
la Désirade
. C'est la première terre que l'on voit depuis le départ, 8 à 9 heures plus tôt, suivant la force des vents d'altitude et leur orientation.
Si on est assis à gauche de l'appareil et si
la visi
est bonne, on distingue cette longue ombre tapie au raz de l'eau une bonne dizaine de minutes avant l'atterrissage.
Puis, on passe juste au dessus
du Trou de l'Enfer
, que l'on visitera pendant le séjour, tellement ce site est grandiose, près de
la Grande Vigie
.
On traverse
Grande Terre
. Puis, on survole
la Mer des Caraïbes
. Mais, pourquoi, alors que tout se passe si bien, l'avion reprend la route vers l'ouest ? Peut-être y a-t-il un avion sur la piste. Alors il faut attendre qu'il en parte, tout simplement.
Et, après un dernier virage à gauche, voilà la piste de
Pointe à Pitre.
Altitude : 3000 pieds ( 1000 m)
Vitesse air : 180 Noeuds (300 km/h)
Il ne suffit plus que de viser le ticket de métro, là, en-dessous, juste en face ... si petit !? (Longueur : près de 3km, quand-même !)
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A droite, les passagers ont une vue splendide sur la chaine de volcans
de Basse Terre.
A gauche, on peut peut-être voir la route qu'on vient de suivre, au-dessus
de Grande Terre.
Mais, pour avoir cette vue, là, il n'y a que quelques privilégiés. Les pilotes ? Même pas, ils ont les instruments pour occuper les dernières secondes du vol ! Quoique
Pointe à Pitre
soit un aéroport où l'atterrissage à vue est encore possible.
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Soudain, un bruit sourd. Les roues viennent de toucher la piste. Les réacteurs s'emballent : marche arrière toute, aurait dit un marin. quelquefois, les passagers applaudissent. Il faut arrêter les 300 tonnes de l'avion, encore à 250 km/heure le plus vite possible. En un peu moins d' 1 km, la vitesse est tombée à moins de 50 km/heure.
Virage à gauche pour quitter la piste. Le plus tôt possible, pour
« dégager la piste ».
Avant dernier virage à gauche pour entrer sur le parking. Ici, ont dit
le tarmac
.
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a05
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Merci au commandant de bord de m'avoir permis de faire ces photos juste derrière lui, dans la cabine de pilotage.
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Encore quelques minutes et l'appareil sera attaché à la passerelle de débarquement.
Encore quelques minutes et les passagers vont commencer à regretter leur voyage. Nous somme le 2 février 2009. Nous avons donc quitté
Orly
avec une température de quelques degrés au-dessus de zéro. L'hiver, quoi ! Dès que les portes seront ouvertes, les passagers vont subir les +30° de fin d'après midi d'hiver à
Pointe à Pitre !
L'astuce du jour :
Avoir dans son bagage cabine un sac kangourou : plié, il est grand comme un porte-feuilles, déplier, il peut contenir 50 litres de vêtement. Donc : juste avant d'arriver à Pointe à Pitre, on s'effeuille et on range les habits chauds dedans. Et au retour : juste avant d'atterrir à Orly, on le renfile les habits chauds ! Cela marche très très bien.
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Actuellement, et depuis un an ou deux, le passage de police, juste avant de descendre l'escalier, a été supprimé. Les contrôles ont été effectués avant de monter dans l'appareil. Et, à ma connaissance, il est assez difficile de monter en marche ...
De même, le passage de la douane est facilité : les passagers viennent de France et arrivent en France.
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Dernière épreuve avant d'être libéré. Si les portes de la cabine ont été ouvertes il y a maintenant un peu plus de 10 minutes, les bagages sont en cours de débarquement.
Nous avions tout fait pour ne pas avoir à passer cette épreuve. Mais, voilà : les poussettes sont mises en soute juste avant de pénétrer dans la cabine... Et elles sont rendues mêlées aux autres valises.
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La famille est là, sur la galerie, à attendre la sortie des passagers.
Si un jour, vous venez attendre quelqu'un à l'avion de Paris, prenez le temps d'arriver un peu en avance et de vivre ce moment :
- l'impatience les parents qui attendent leur(s) enfant(s) étudiant(s) qui rentre(nt) pour la première fois depuis 6 mois;
- l'anxiété de la jeune femme qui attend le retour de son ami ou de son mari ;
- les grands parents blasés qui viennent là pour la millème fois ;
- les professionnels avec leur pancarte, etc.
Tout un patchwork de situations aussi différentes les unes des autres.
Petit problème : les vitres sont tellement griffées qu'il est très difficile de faire des photos au travers.
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L'aéroport : monument architectural
A la descente de l'avion, après avoir attendu souvent plusieurs heures pour embarquer, après avoir été enfermé sans bouger un orteil pendant une grosse journée, après avoir attendu désespérement pour retrouver ses bagages, la pression est telle que le seul objectif qu'on a en tête, c'est de quitter ces salles sombres, grouillantes et bruyantes. Seule élément positif : l'aérogare est bien climatisé. Mais, çà, on ne le sait pas encore.
Cet immeuble, innauguré en 1996, a reçu
un prix international d'architecture
dans la catégorie
« grands immeubles métalliques »
Profitons de la fin du voyage pour apprécier. Si affinité, il est tout à fait possible de visiter en cours de séjour.
L'entrée principale
Après avoir laissé sa voiture, l'objectif est d'arriver par l'entrée principale.
La route d'accès a l'étage, zone des départs, cache la structure dont on n'apperçois que la partie supérieure.
Le support de la route, voûte à l'envers ressemble un peu à une structure de blockhaus. Il a l'avantage de laisser le trottoir à l'ombre et au frais. Et ici, cela compte beaucoup. Mais, bon !
Pour la petite histoire :
le personnage avec le gilet jaune devant l'entrée m'a fait un gros caca nerveux en m'accusant de passer outre les règles du sacr-saint
droit à l'image
.
Un homme en tenue de travail devant un édifice public peut-il se prévaloir du droit à l'image ? J'en parle dans l'édito sur
mon site photo.
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Le grand hall de l'aérogare
Coeur de vie de l'immeuble ... ou triste solitude ...
C'est suivant :
- 3 gros porteurs arrivent en même temps, il devient vite impossible de frayer son chemin entre les valises, les chariots, les voyageurs et ceux qui les attendent. Plus de 1000 personnes s'y bousculent
- Entre deux salves d'atterrissage : presque le désert. C'est le moment privilégier pour la visite.
Mode d'emploi :
- le hall gère les arrivées, au rez de chaussée. Depuis les tapis de distribution des bagages, c'est direct vers le parking. La pharmacie est toujours ouverte. En cas de besoin, le sas médical est un des meilleurs de Guadeloupe. Ne pas hésiter à venir s'y faire soigner.
- la galerie est le premier étage. Elle est réservé aux boutiques de vente des billets et à la grande vitrine au-dessus des tapis à bagages, pour les visiteurs.
- si vous avez réservé une voiture, c'est en sortant à droite
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Sous l'aile du papillon
Qui a dit que
la Guadeloupe
était un grand papillon posé sur
la Mer des Caraïbes ?
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D'où la question : - La voûte est-elle une immense aile de papillon au-dessus des passagers, comme l'ile sur son océan ?
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Ou : - Le hall est l'intérieur de l'aile d'un supersonique ?
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a12
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Pour passer en plein écran, taper F11
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Premier et/ou dernier contact sur l'île ?
- Premier contact :
c'est vraiment sur ce parking qu'on ressent les premières chaleurs, les premières senteurs de la Guadeloupe, le jour de l'arrivée. Même si, au débourré de l'avion, le nombre de voitures et autres véhicules fait que, comme partout, cela sent plutôt les vapeurs de carburant brûlé.
- Dernier contact :
le jour de départ, la voiture nous laissera souvent sur ce toboggan.Et là, le dernier rayon d'un soleil qu'on ne reverra peut-être jamais d'ici ajoute à l'amertume du voyage qui se termine.
Deux constantes des voyages touristiques en Guadeloupe :
- pratiquement tout le monde a aimé.
- très peu reviendront. Le monde est rempli de lieux paradisiaques à visiter.
Mais, ceux qui auront la chance de revenir, arriveront peut-être à penser un jour :
« Vivre en Guadeloupe? Pourquoi pas ! »
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