Le matériel du plongeur : le détendeur
Principe de fonctionnement
Deuxième étage, au niveau de la bouche :
-
Un ressort
pousse un petit
clapet mobile
sur
le siège
, contre la sortie du tuyau d'air.
- Si le plongeur
inspire
, il provoque une dépression dans
la chambre sèche
.
-
La membrane
, soumise à la pression de l'eau pousse
le levier
et dégage
le clapet
de
son siège
, l'air passe.
- Dès que le plongeur n'inhale plus d'air,
la chambre sèche
se remplit d'air : la pression remonte.
-
La membrane
n'appuie plus sur
le levier
et
le petit
ressort
peut refermer
le clapet
et de nouveau empêcher l'air d'entrer dans la chambre.
- Si le plongeur
expire
, il pousse de l'air dans
la chambre sèche
. La pression augmente : les membranes d'étanchéité des moustaches s'ouvrent : l'air est expulsé par les moustaches.
-
Le bouton surpresseur :
si le plongeur appuie sur le bouton surpesseur, il aide la pression de l'eau, pression ambiante, à pousser la menbrane qui manipule le levier et l'air s'échappe.
Premier étage : au niveau de la bouteille :
- Le plongeur
ne respire pas
: l'air s'échappe de la bouteille pour remplir
la chambre pression intermédiaire.
- la pression de l'air devient de plus en plus grande jusqu'à ce qu'elle provoque sur
le piston
une force capable de vaincre
le ressort
, ce qui pousse le piston contre
le siège
et que l'air ne puisse plus sortir de la bouteille.
- Le plongeur
inspire :
la pression intermédiaire diminue, le ressort repousse le piston, l'air fuit, alors, la pression remonte dans
la chambre PI.
- Si le plongeur ne respire plus : la pression repousse de nouveau le piston, etc.
- Le plongeur
expire :
vu du premier étage, il n'y a pas d'effet !
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HP = Haute pression :
pression dans la bouteille, de 200 bar à (30) bar
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PI = pression intermédiaire :
de 8 à 10 bar
au-dessus
de la pression ambiante
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PA = pression ambiante :
de 1 à 5 bar (pour un P2)
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Remarques sur les pressions
Haute pression , HP :
elle évolue en fonction de la charge de la bouteille, jusqu'à devenir voisine de la pression intermédiaire, PI.
Le principe de détendeur fonctionne quand la HP est supérieure à la PI
Pression intermédiaire, PI :
elle est définie par les contraintes mécaniques dans les détendeurs. Elle est choisie de l'ordre de 10 bar
au dessus
de la pression ambiante.
Pression ambiante , PA :
elle évolue en fonction de la profondeur du plongeur, de 1 à 7 bar (à 60 mètres)
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Remarque 1 :
- la pression ambiante peut atteindre 7 bar
- la pression intermédiaire peut donc atteindre 17 à 20 bar
- La pression de la bouteille ne doit donc pas descendre en dessous d'une valeur à partir de laquelle il y aura des disfonctionnements dans les équilibres de pression dans le détendeur.
D'où la limite de 30 bars sous le bateau !!
Remarque 2 :
- la pression ambiante varie de 1 à 7 dans l'espace de plongée. Ce qui est énorme au vu des contraintes de respiration du plongeur.
Pour éviter de subir ce phénomène, dans le premier étage, le ressort est immergé dans une chambre remplie d'eau ... à la pression ambiante. Dans ce cas, l'effort pour fermer le piston est affranchi de la pression ambiante.
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Choisir un détendeur
Le prix d'un détendeur varie de 100 € à 600 €.
Quelles différences justifient un tel écart de prix ?
Simple ou cempensé :
la pression dans la bouteille varie énormément durant la plongée. Un premeir étage compensé fait que le plongeur ne subit pas cette variation de pression.
Piston ou membrane :
l'élément principal de la gestion de la pression est différent. Un détendeur à membrane offre une chaine cinétique plus légère qu'un système à piston. Mais, c'est plus cher.
Réglages personnalisés :
l'effort sur le levier de commande du piston est réglable sur le deuxième étage.
Utile or not utile ?
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DIN ou étrier :
c'est la différence la plus visible pour le plongeur débutant.
En France, les clubs sont pratiquement tous équipés en etrier. A tel point qu'on envisage que les plongeurs «en DIN» sont des vieux briscards. ?
Les etriers sont limités à des pressions de l'ordre de 200 à 230 bar. Les montages DIN acceptent 300 bar.
Mais, il existe des moyens simples pour passer d'un mode à l'autre.
Acheter son détendeur ?
La réponse n'est pas facile. Sauf à dire qu'il est urgent d'attendre pour connaitre un peu plus ses aspirations à plonger. Tous les clubs de plongées et toutes les structures commerciales proposent la mise à disposition du détendeur dans la prestation de plongée. Vu sous cet angle, l'achat est inutile.
Mais, respirer dans SES tuyaux, ce n'est pas mal non plus. Si on est méticuleux, on aura plus confiance en son matériel. Les détendeurs fournis par les prestataires de plongée ne sont pas des appareils «haut de gamme». Pour autant, ils sont généralement en bon état et donnent satisfaction.
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Entretien - Risque de panne
Les détendeurs sont des mécaniques très fragiles. Les pressions mises en jeu sont inhabituelles dans les mecanismes courants.
Ouvrir un détendeur recquiert un savoir faire qu ine s'improvise pas. Très souvent, la solution est de proposer la réparation à un spécialiste : un
TIV**
ou un professionnel.
Note ** : TIV
= Technicien en Inspection Visuelle
: membre de la FFESSM qui a suivi une formation spécialisée dans l'entretien courant des matériels de plongée.
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Pannes - Incidents
Entrées d'eau dans le deuxième étage
Détendeur dur à la respiration
Mise en débit continu
L'air n'arrive plus
Fuites sur le premier étage
Fuites du joint à la bouteille
Fuite sur un flexible
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Origines possibles - Solutions
- Embout abîmé = remplacer ou faire remplacer
- Membrabe défectueuse, boitier fêlé, soupapes endomagées ou encrassées : voir réparateur ou TIV
- Déréglage du levier, encrassement, oxydation : voir réparateur ou TIV
- Problème sur le premier étage qui n'est plus étanche : voir réparateur ou TIV
- Premier étage bloqué : voir réparateur ou TIV
- Joints défectueux : voir réparateur ou TIV
- Très fréquent : changer le joint. Serrer correctement l'étrier.
- Changer le flexible.
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Le club organise une fois par an
une journée TIV.
pour assurer l'entretien des matértiels, dont les détendeurs. Voir ce jour là.
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