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Le matériel du plongeur

          Le matériel du plongeur est conditionné par les prérogatives attachées à son niveau, au-delà d'un minimum d'équipement.
          Certains équipements sont de la liberté du plongeur, d'autres sont imposés par le code du sport et conseillés par les règles de sécurité.

          N'importe quel club de qualité propose le prêt ou la location de la totalité des matériels nécessaires au plongeur, hors les éléments de confort.

          Matériel de base qu'il est souhaitable de posséder : - (B) -
          Matériel faisant l'objet de Préconisation par le Code du Sport pour un P2 : - (P) - et pour un P2 en autonomie - (PA)-

          Cette page répond à trois objectifs :
- Présenter la plus grande partie des matériels qui équipent les plongeurs
- Classer ces matériels en fonction des besoins de constitution de sa garde-robe personnelle, avec indication sur les enveloppes de prix pour chacun d'eux.
- Indiquer lles recommandations du Code du Sport dans l'équipement du plongeur P2

          Dans tous les cas, n'achetez rien sans en avoir parlé avec les membres du club, dont, naturellement les encadrants. Prenez le temps d'essayer diverses formules avant de trouver celle qui vous convient le mieux.

Personnel

- Palmes - (B)
- Masque - (B)
- Tuba - (B)
- Combinaison - (B)

Scaphandre

- Gilet (Stab) - (P)
- Bouteille (Bloc)
- Détendeur - (P)
- Matériel d'Ancrage (B)

Confort

- Souris ou «petite laine»
- Lampe (B) ou phare
- Appareil photo
- Sac de transport (B)

Sécurité (P)

- Tables immergeables - (PA)
- Profondimètre (PA)
- Ordinateur (PA)
- Parachute
- Compas ou boussolle
- Lest
- Couteau, cisaille

Les palmes

          C'est le moteur du plongeur.
          Il est très difficile de conseiller une palme plutôt qu'une autre : cela dépend trop de la sensibilité de chacun.

          Mais, on peut trouver quelques règles de choix :

               - Chaussantes : le pied est maintenu dans un sabot à la taille du pied. Attention de ne pas être trop serré et que le jeu ne soit pas trop grand pour ne pas risquer de déchausser.
          Il est souhaitable d'envisager mettre une paire de chaussettes fines pour ne pas abîmer le pied. Elles sont faciles à enfiler, donc plus pratiques en piscine.
          Prix : de 20 à 100 €

               - Réglables : le pied s'enfile dans un grand sabot, fermé par une sangle.
          Avantage : on peut utiliser des chaussons plus ou moins épais, avec lesquels on peut marcher. Plus pratique en milieu naturel.
          Inconvénient : c'est lourd il faut ajouter le prix du chausson au pris des palmes.
          Prix : de 50 à 200 €

               - Voilure : la longueur et la largeur de la voilure donnent des palmes plutôt plus rapides, plutôt plus puissantes.
          Des voilures complexes existent. C'est plutôt pour les plongeurs chevronnés.

               - Couleur : accessoire. L'élégance se faufile partout. Mais, dans l'eau, c'est un moyen de reconnaissance du plongeur, ce n'est pas toujours inutile.
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Le masque

          Certainement l'accessoire du plongeur le plus personnel.
          Foultitude de choix.

               - Matière : choisir un masque en silicone. Bien plus confortable et vieillit bien.

               - Couleur : noir ou translucide. Après avoir utilisé un translucide, on a du mal à reprendre du noir : champ de vision plus large

               - Forme du verre : Deux verres ou un seul ? C'est une histoire d'habitude. Le choix des verres correcteurs impose deux verres.

               - Jupe : élément essentiel au confort : étanchéité, souplesse, nez, etc.

               - Accessoires : cetrains aiment le protège sangle qui est plus confortable.

          Pour essayer un masque : on le met sur son nez, sans passer la sangle et on inspire légèrement : le masque doit tenir tout seul.
          Dans l'eau : on ne serre jamais trop la sangle : risque de plaquage de masque.

          Prix : de 10€ à 50 €. Attention aux premiers prix.
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Tubas

          Gadget or not gadget ?
          C'est à priori un jouet pour les gamins sur la plage. Mais, c'est aussi un accessoire du plongeur. Et là, il ne faut pas qu'il soit un jouet... sans pour autant être de la dernière sophistication.
          Pourquoi cette remarque ? Parce que trop souvent, on trouve des jouets plutôt que des outils de plongeur. En dessous de 10 €, s'abstenir !!!

          Deux types :

               - Tube simple : un tuyau coudé simple. Moi, je préfère...

               - Avec purge : une sorte de chambre dans le coude permet de vider l'eau. On aime ou on n'aime pas. Moi, j'aime pas ...

          Plus ou moins long : plus c'est long, plus cela renforce le volume tampon de la respiration.
          Plus c'est cher, plus cela coûte quand on le perd.

          Critère objectif : l'embout doit être en silicone et d'une taille bien adaptée à sa bouche.

          Pour l'attacher, il n'y a pas encore mieux que de le glisser sous la sangle du masque.


          Prix : de 10€ à 50€
Tubas.

La combinaison

          De loin l'accessoire le plus personnalisable !

               - Homme ou femme : coupe, élégance, etc, etc, etc.

               - Protection thermique : c'est le premier rôle de la combi. Alors ne pas négliger :
- forme : intégrale, 2 pièces, shorty :
          - 3 mm : c'est pour les eaux tropicales : 28 ou 30 ° ou plus ( Si, ça existe ...) . Avantage : le lest devient inutile. C'est un grand confort de ne pas être engoncé dans du caoutchouc !
          - 5 mm : c'est les eaux « tempérées » de l'été en Méditerranée.
          - 7 mm : c'est pour les forçats des carrières
- technique : humide, semi-étanche, étanche (formation obligatoire). Moins il y a d'eau dedans, plus c'est cher, plus c'est confortable. Pour le débutant, la combinaison humide est suffisante. Voir plus tard si on plonge beaucoup, dans quelles eaux, etc...
- matière : si le néoprène est roi, la couche de protection intérieur joue un rôle, surtout au moment de l'enfiler.
- coupe : en dehors de l'effet de mode, la coupe doit être ajustée à la morphologie du plongeur.
- système d'étanchéité aux bras et aux jambes : préférer des système efficaces.
- renforts : aux coudes, genoux : les endroits les plus sensibles aux risques de chocs.
- cagoule : solidaire ou non de la combinaison.
- élégance : pourquoi pas ? Mais ne pas sacrifier la silhouette au confort. En dessous, on s'intéresse à la beauté du milieu, pas des sirènes.

               - Protection mécanique : les coups portent très bien dans l'eau. La combinaison protège. D'autant plus si elle est épaisse et elle-même protégée.
          La combinaison protège aussi des piqûres de corail urticant ou autres phénomènes.

          Ne pas négliger l'entretien des combinaisons : en fin de campagne de plongée, un bon lavage à 30° avec un peu de lessive douce.

          Tous les bons clubs de plongée louent des combinaisons à leurs plongeurs.


          Prix : à partir de 100€ jusqu'à 400€ en humide.
La combinaison.

Gilet stabilisateur gonflable.

          A la fois indispensable, voir ci-dessous, et inutile, car tous les centres de plongée les proposent à leurs clients ou adhérents.
          Le choix est difficile. L'achat peut être différé jusqu'à trouver CELUI qui va convenir :

- morphologie : même s'il est fabriqué en différentes tailles, l'enveloppe est différente d'un modèle à l'autre.

- volume : de 12 à 20 litres pour les plongées en eau plutôt chaudes, de 15 à 25 pour un équipement plus lourd.

- direct-système : classique ou boutons situés sur la poche gauche (dump valve ou fenstop). Le débit d'air est important : vitesse de gonflage ou purge.

- enveloppe bien épaisse et solide avec des volumes d'air bien répartis sur les épaules.

- sangles : fixes ou réglables et décrochables. Les volumes d'air en dépendent, ainsi que la position du direct-system.

- lest intégré dans des poches largables. Cela évite les ceintures.

- purges : purge haute, basse, purge rapide sur le direct système.

          Ne pas hésiter à changer souvent pour trouver le mieux adapté à son mode de plongée.
          L'achat d'occasion peut être envisagé sans problème, à condition de tester en plongée.

          Prix : de 150€ à 700€
Jacket.

          Le gilet stabilisateur est un élément de sécurité du plongeur défini par le Code du Sport.

          Il est obligatoire pour tous plongeurs en milieu naturel.

          La formation à son utilisation est un passage incontournable jusqu'à devenir réflexe.
          Son utilisation se fait en liaison avec le poumon ballast , dont il est l'auxiliaire indispensable.
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La bouteille de plongée

          La pression dans une bouteille de plongée dépasse 100 fois la pression d'un pneu de voiture.
          En dehors des règlementations concernant la plongée, les bouteilles subissent les règlementations concernant les appareils sous pression. Le propriétaire d'une bouteille est responsable de son bon état de fonctionnement suivant l'Arrêté du 23/07/43 relatif à la réglementation des appareils de production, d'emmagasinage ou de mise en œuvre des gaz comprimés , liquéfiés ou dissous.

          L'utilisation des bouteilles est strictement encadrée dans le milieu de la plongée : utilisation des blocs de plongée

          Les bouteilles sont caractérisées par :
- la capacité : exprimée en litres : 6 l à 8 l pour les enfants, 12 l pour les plus courantes, 15 l ou 18 l pour les plus grosses.
- la matière : acier, les plus courantes en France, aluminium, très utilisées à l'étranger, depuis peu en carbone.
- la couleur : pour définir le gaz contenu : blanc = oxygène ; Jaune te vert = Nitrox ; noir et blanc = air (ou autres couleurs)
- la pression de service : en plongée : très souvent 23 bar.
- la pression de sécurité : en général, 150% de la pression de service. Pour nous, 300 bar minimum
- la forme : bouteilles dites courtes avec gros diamètre ou longues , plus fines.
- la robinetterie : 1 ou 2 sorties. 2 sorties se généralise (obligatoire pour le GP); type d'ancrage du détendeur : étrier ou DIN

          L'équipement de la bouteille compte aussi :
- un culot caoutchouc pour limiter les chocs lors des manipulations
- un filet de protection pour limiter les chocs sur la peinture de la bouteille
- une poignée de transport.
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Le détendeur

          En fait, ce qu'on appelle couramment le détendeur est un ensemble de 4 éléments principaux, raccordés par des tuyaux :

          - Premier étage : la pièce qu'on raccorde sur la robinetterie de la bouteille :
- il amène la pression de la bouteille, 23 bar maxi, à une pression dite moyenne pression , de 8 à 10 bar
- il distribue les pressions aux différents utilisateurs :
               - haute pression au manomètre ;
               - moyenne pression pour le gilet stabilisateur ;
               - moyenne pression au deuxième étage ;
               - moyenne pression au deuxième étage de secours ( Octopus ) ;
               - pression pour d'autres utilisations comme la combinaison étanche.
- il se raccorde au robinet suivant deux modes :
               - étrier : le plus fréquent, plutôt passe-partout, facile à manipuler ;
               - écrou DIN : supporte des pressions supérieures à 230 bar.

          - Deuxième étage : qui comprend l'embout par lequel le plongeur respire :
- il abaisse la moyenne pression à la pression ambiante ;
- il permet au plongeur de respirer.

          - Détendeur de secours : identique au détendeur principal, mais pour apporter de l'air à un autre plongeur. Sa couleur le rend repérable, souvent jaune vif.

          - Manomètre : il indique la pression de l'air dans le bloc.

          Le tuyau de raccordement du direct-system au premier étage est en général fourni avec le gilet.
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          Deuxième détendeur
          Le plongeur autonome embarque obligatoirement un détendeur de secours
          Le plongeur au-delà de 20 mètres embarque obligatoirement un détendeur de secours

Matériel d'ancrage et autres.

          Le plongeur doit garder le plus possible la liberté de ses mains. Il faut alors utiliser des moyens fiables pour arrimer tout ce qu'il emporte : lampe, appareil photo, etc.

          Les gilets sont généralement munis de plus ou moins d'anneaux pour accrocher tout ce qui peut bouger : octopus, etc.
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INOX impératif !!!

Equipement de confort

Sous-vêtement
          Quel que soit la combinaison, une « petite laine » fait bien son effet en néoprène ou en tissus absorbant pour sportifs, à volonté. On peut avoir froid sans l'eau chaude !
          Principale qualité à rechercher : rester chaud mouillé, hors de l'eau.

          Des tee-shirts pour la planche à voile vont très bien, manche longue ou pas.
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Lampe ou phare
          Deux objectifs :
- voir : apporter de la couleur, regarder dans les petites grottes, montrer à un plongeur, etc.
- se faire voir : quand on plonge dans les eaux troubles ou de nuit (alors obligatoire).
          Prix : de 30 € à 500 €
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Appareil de prise de vue
          Photo ou vidéo : le choix est large, de 20 € à 20 000 € suivant ses qualités ou désirs de photographe !
          Attention : si on plonge avec un photographe, bien préciser les choses au briefing !

          Il existe des formations spéciales FFESSM pour cette activité sous-marine.
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Sac de transport
          A ne pas oublier : l'équipement du plongeur est lourd. Autant avoir quelque chose pour le transporter
          Prix d'un sac : nettement plus de 50 €

          Note : un grand sac de sport acheté en démarque peut convenir au plongeur occasionnel ! (15 €)
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Equipement de sécurité de base

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          Le Code du Sport est clair : un plongeur P2
- plonge en autonomie
- plonge au-delà de 20 mètres.
          Donc :
un plongeur P2 s'équipe en permanence des moyens de contrôler les paramètres de sa plongée
Première solution :

          Tables immergeables: condensé des tables MN 90 avec suffisamment de données pour pouvoir calculer ses conditions de remontée au fond.
                       ET
          Profondimètre qui donne deux informations indispensables :
- la profondeur maxi atteinte
- la durée de la plongée.

          Il ne manque plus que le plongeur doit savoir utiliser les tables et calculer ses conditions de retour en surface. Voir le chapitre sur la désaturation

          Tables immergeables : 10 €, Profondimètre : 100 €
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Deuxième solution : l'ordinateur de plongée.

          L'ordinateur de plongée exécute les tâches suivantes :
- il garde en mémoire la profondeur maxi atteinte au cours de la plongée
- il mesure le temps de la plongée depuis l'immersion
- il calcule les conditions de la désaturation au fur et à mesure de la plongée.
          L'ordinateur de plongée répond aux exigence du Code du Sport pour contrôler les conditions personnelles de sa plongée.

          En revanche : votre ordinateur ne peut en aucun cas donner des paramètres de remontée pour un autre plongeur !!! ==> d'où l'emport systématique d'une table immergeable au cas où ...

          Utilisation d'un ordinateur de plongée :

          Prix d'un ordinateur de plongée : de 150 € à 1500 €
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Autres éléments de sécurité

Parachute de palier

          Toujours l'article A322-80 du code du sport :
« En milieu naturel, chaque palanquée dispose d'un parachute de palier. »

          Un par palanquée suffit ? Oui, mais on peut avoir des pannes de parachute ! Autant avoir chacun le sien. D'autant plus que les 500g de lest ne sont pas négligeables.
          Différentes tailles de parachutes existent.
          Ligne de lest : bien mesurer la longueur de la ligne qui tient le plomb : ne pas lancer le parachute trop bas.
          Prix : de 15 € à 70 € + lest + bout.
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Compas ou boussole

          L'outil de l'as de l'orientation.
- Inutile si on ne sait pas s'en servir.
- Et pourtant indispensable dans les eaux troubles.

          L'utilisation d'un compas est au programme de plongeur N2
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Système de lestage

          La ceinture : la plus ancienne méthode de lestage : des gueuses de plomb sont enfilée dans la ceinture qui est accrochée à la taille.

          Les poches de gilet : se développe de plus en plus. Des petits sacs de plomb sont portés par des poches spéciales largables du gilet.

          Dans les deux cas, il faut privilégier le lest le plus léger possible et l'équilibre général du plongeur :
- limiter le lest en s'allégeant petit à petit jusqu'à trouver le bon poids ;
- répartir les masses de façon à avoir la plus grande stabilité naturelle possible.
          Les masselottes de plomb sont aujourd'hui vendues enrobées de matière de protection pour l'environnement.
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          Astuce : composer sa ceinture avec des masselottes de couleurs reconnaissables. C'est très pratique sur le bateau pour éviter «la guerre des ceintures »
Couteau - Cisaille

          Objectif : pouvoir se sortir d'une rencontre avec un filet ou un filin qui traîne entre deux eaux.
          Les clubs de plongée emmènent leurs clients sur des sites bien connus d'eux et qu'ils ont sécurisés. Le risque de rencontre malveillante est réduit.
          Par ailleurs, jouer à Rambo avec un arme de première catégorie au jarret, cela n'émeut peut-être pas les plongeurs aguerris, qui, eux ont souvent un truc bricolé :
          - 2 colliers rilsan
          - 15 cm de tuyau d'arrosage
          - un vieux couteau de cuisine inox
          Ca marche très très bien. Pour savoir comment faire : observer la stab de votre moniteur ou GP. Il en est certainement équipé.

          Une cisaille : pourquoi pas ?

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          Les images de matériels sont extraites du catalogue web de Bubble-diving dont le magasin à Nancy est tout près de la porte Sainte Catherine.

Tél. (00 33) 3 83 38 11 60
E-mail. michel-nancy@bubble-diving.com
Adresse : 2 rue des Tanneries - 54000 Nancy
Horaire accueil client du Mardi au Samedi :
          - Mardi, Mercredi et Jeudi de 12h à19h
          - Vendredi de 12h à 18h
          - Samedi de 10h à 18h
 
Ecrit et composé avec GenPh© -CopyrightDepot.com 00035368- V 2.010-5601-MMag du 26/12/2006

  Dernière modification : 02/12/2015